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Le palmier dattier, l'arbre providence des zones pr�sahariennes
Publi� Le 25 / 10 / 2007 à 22:00 | Dans Economie | 7351 Lectures | E-mail Article | Imprimer Article

ERRACHIDIA (MAP) - Le palmier dattier, implant� principalement le long des vall�es du Ziz et du Dr�a, est consid�r� comme l'une des plus vieilles esp�ces fruiti�res du pays.
Sa culture, symbole de fertilit� et aussi de prosp�rit� des zones sahariennes et pr�sahariennes, constitue l'une des principales activit�s agricoles au niveau de ces zones.

La culture du palmier dattier qui occupait, il y a plus d'un si�cle, une importante superficie avec plus de 15 millions de pieds, pla�ait le Maroc au 3�me rang mondial en mati�re de production de dattes. 


Actuellement, la palmeraie couvre � peine une superficie d'environ 44.000 ha correspondant � environ 4.430.000 palmiers, soit une densit� moyenne de 100 pieds � l'hectare, ce qui place le royaume � la 8-�me place au niveau mondial loin derri�re l'Iraq (21,5 millions de palmiers), l'Arabie Saoudite (12 millions de palmiers), l'Egypte (11 millions), le Sultanat d'Oman (8 millions), l'Alg�rie (7,5 millions), la Libye (7 millions) et le Soudan (4,7 millions).

Quant � la production mondiale de dattes, elle est �valu�e � 3,7 millions de tonnes, dont environ 70 pc proviennent de pays arabes. De surcro�t, sa r�partition entre pays producteurs r�v�le que plus de 40 pc du tonnage global est assur� par l'Egypte (15,6 pc), l'Arabie Saoudite (14,5 pc) et l'Iraq (13,4 pc). Le Maroc vient au 8�me rang avec environ 3 pc de la production moyenne mondiale de dattes, selon un document du minist�re de l'Agriculture.

Au niveau national, la r�partition r�gionale du patrimoine phoenicicole r�v�le sa concentration au niveau de trois principales r�gions, � savoir Ouarzazate (41 pc), Tafilalet (28 pc) et Tata (20 pc). Toutefois, il y a lieu de signaler que les zones � vocation phoenicicole couvrent une superficie totale de 471 .000 km2 repr�sentant ainsi pr�s des deux tiers du territoire national. Elles sont constitu�es de 12 provinces, � savoir Figuig, Errachidia, Ouarzazate, Zagora, Tata, Agadir, Tiznit, Guelmim, Tan-Tan, La�youne, Smara et Oued Eddahab.

Quant � l'�volution de la superficie phoenicicole, elle est pass�e de 85.000 ha en 1947/48 � environ 44.000 ha actuellement. Cette r�gression est essentiellement due � plusieurs facteurs, dont la maladie du bayoud qui est � l'origine de la destruction de plus des deux tiers du patrimoine phoenicicole ainsi que l'effet des s�cheresses prolong�es qui ont entra�n� le dess�chement partiel ou total de plus de 500.000 palmiers.

Durant les ann�es 80, pr�s de 350.000 palmiers ont �t� dess�ch�s dans les seules palmeraies d'Ouarzazate et d'Errachidia. Outre le ph�nom�ne de l'ensablement des palmeraies, l'int�r�t des populations pour d'autres activit�s plus r�mun�ratrices a priv� l'activit� phoenicicole de la main d'�uvre n�cessaire � l'ex�cution des travaux requis pour l'entretien de la culture.

La composition vari�tale du patrimoine phoenicicole national est caract�ris�e par l'existence d'une multitude de vari�t�s dont une forte proportion est constitu�e de khalts (47,5 pc : vari�t�s non identifi�es).

Parmi les vari�t�s les plus int�ressantes on cite particuli�rement le Mejhoul (0,3 pc), Boufeggous (12,2 pc), Bouskri (2 pc) et Jihel (12 pc).

En ann�e normale, la production nationale des dattes s'�l�ve � plus de 100.000 tonnes. Quant � la consommation, elle s'�l�ve � 3 kgs/habitant au niveau national contre 15 kgs/habitant au niveau des zones de production. Il convient de signaler, par ailleurs, que les r�gions d'Ouarzazate et d'Errachidia contribuent � elles seules � hauteur d'environ 90 PC de la production nationale de dattes.

La foire nationale des dattes, organis�e cette ann�e du 26 au 28 octobre � Erfoud � l'initiative de l'Office r�gional de mise en valeur agricole du Tafilalet (ORMVA/TF), va donner l'occasion aux parties concern�es de mettre en valeur la phoeniciculture au Maroc, dont l'importance socio-�conomique et environnementale est loin d'�tre n�gligeable.

En effet, les palmeraies, exploit�es en g�n�ral en culture mixte, permettent la subsistance de nombreuses familles dont les moyens d'existence reposent sur l'exploitation du dattier, des cultures sous-jacentes et des sous-produits que cet arbre prodigue dans un milieu aux ressources particuli�rement limit�es. En outre, la datte, que beaucoup consid�rent comme un fruit-dessert, est l'aliment de base pour plus d'un million d'habitants et peut servir � l'�laboration de produits alimentaires de grande valeur �nerg�tique et di�t�tique.

Quant au r�le �cologique et environnemental du palmier dattier, il y a lieu de souligner que cette esp�ce constitue la structure de base de l'agronomie des oasis marocaines notamment par la cr�ation d'un microclimat indispensable au bon d�veloppement des cultures sous jacentes allant jusqu'� trois �tages de v�g�tation (les cultures saisonni�res annuelles ou pluriannuelles, les arbres fruitiers et le palmier dattier).
Un autre int�r�t non moins important, d'ordre agro-touristique, m�rite d'�tre signal� eu �gard au r�le primordial du palmier dattier dans le maintien de l'identit� �cologique de son environnement (cas de la palmeraie de Marrakech et du tourisme oasien).

Autant qu'il est synonyme de prosp�rit�, le palmier dattier doit �tre au centre d'int�r�t des parties concern�es pour la r�habilitation, la revalorisation et le d�veloppement du secteur phoenicicole au Maroc, � travers l'adoption d'un plan d'action urgent, dont les principales composantes s'articulerait autour de plusieurs actions, � savoir la poursuite et le renforcement des travaux de recherche et de transfert de technologie, la mobilisation des potentialit�s et am�lioration du contexte de production et la valorisation de la production et am�lioration des conditions de commercialisation des dattes.

Commentaires article
Commentaire N�1 Post� par : el ghazlani mohamed Le 22 / 01 / 2010 à 11:31 Adresse IP: 81.192.133.96
lors qu'on parle du palmier dattier, on parle pas seulement au niveau agricole, mais aussi d'un cot� touristique, et comme le mentionne le d�rnier paragraphe, la palmeraire est consid�r�e comme une attraction principale pour le tourisme oasien, mais il faut pas rest� coinc� � ce niveau, il faut valoriser le palmier dattier "touristiquement", sachons qu'un grand nombre de produits artisanaux et projets relatifs au palmier dattier sont possible d'�tre r�alis�s, mais tout en prenant en consid�ration le d�veloppement durable et un �co-tourisme � la hauteur. et merci pour l'article
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