zizvalley errachidia
Mekn�s rate ses examens :Fuites au baccalaur�at une affaire gravissime
Publi� Le 14 / 06 / 2006 à 22:00 | Dans Soci�t� | 1737 Lectures | E-mail Article | Imprimer Article

Nous croyions qu�en 2006, les rouages de l�importante machine de la pr�paration du baccalaur�at �taient parfaitement huil�s. Or il n�en est rien. La preuve par les �preuves du Bac 2006. 

La gravissime affaire des fuites concernant des �preuves de cet examen vient confirmer combien est pr�judiciable le laxisme inadmissible qui a cours dans les affaires de corruption, de d�tournements de deniers publics et de manquements � l��thique.
Dans un grand nombre de ces affaires naus�abondes, l�on a privil�gi� le recours � des boucs �missaires insignifiants en �pargnant les principaux b�n�ficiaires des malversations dont quelques uns coulent des jours heureux dans leurs villas cossues � l��tranger.
Aussi cette �norme affaire de fuite au baccalaur�at ne nous a pas �tonn� outre mesure sachant que la corruption, les d�tournements de fonds publics et l�absence de transparence n�ont pas diminu� d�un iota.
La conscience professionnelle ne semble donc une qualit� tr�s r�pandue dans certaines.
Pour en revenir au baccalaur�at proprement dit, son d�roulement a �t� extr�mement puisqu�un grand nombre de candidats dans plusieurs �tablissements ont boycott� les �preuves, ce qui en soi est tr�s grave car cela remet en question la validit� de l�actuelle session.
Que faire pour normaliser une situation des plus difficiles ?
Annuler la session actuelle compl�tement fauss�e par les fuites et le boycott des �preuves et d�signer une autre date pour une autre session pour une autre session pour l�ensemble des candidats ?
Faire repasser les �preuves aux seuls candidats qui les ont boycott�es ?
C�est l� un v�ritable dilemme
Devant l�extr�me gravit� de la situation et son impact absolument n�gatif, il faut et vite, d�terminer les responsabilit�s et s�vir avec la plus grande rigueur.
La solution d�sastreuse des sous-fifres boucs �missaires ne peut qu�aggraver le malaise, il faut trancher dans le vif au niveau r�el des responsabilit�s.
Cette affaire, dont ni le pays ni l��ducation nationale n�avaient besoin, pose le probl�me de notre syst�me �ducatif en g�n�ral et celui de l�organisation des examens depuis le choix des sujets jusqu�� la proclamation des r�sultats.
Par ailleurs et dans un secteur aussi que sensible que l��ducation nationale, le choix des femmes et des hommes pour les postes de responsabilit� doit se faire selon des crit�res tr�s stricts pour en finir avec le syst�me de relations, de copinage et de pistons qui mine l�administration et lui �te sa cr�dibilit�.
L�impact de cette triste affaire de fuites sur le moral des candidates et des candidats est d�sastreux et cela risque de se prolonger car la suspicion est, d�sormais, bien install�e.

Abou Kamal albayane.ma