Des militants amazighes expriment leur solidarit� avec les oubli�s d�Anfgou et des autres douars de la province de Kh�nifra. Ils viennent d�observer un sit-in devant le Parlement.
IL est 18H. Il pleut des cordes ce lundi 22 janvier � Rabat. Le Parlement est vide. Quelques policiers, abrit�s dans une gu�rite, en gardent l�entr�e principale. Devant cet �difice imposant, la circulation est dense, les passants peu nombreux. Tout para�t normal. Sauf qu�au milieu de cette ambiance anodine, plus d�une centaine de personnes manifestent, � quelques pas de l�H�micycle. Hommes et femmes crient d�une m�me voix : � Non � la hogra (m�pris) ! � Certains, plus amers, crient au g�nocide, une bougie allum�e � la main. Ils s�en prennent, en tamazight, � l�Etat, � son gouvernement, au ministre de la Sant�...
� Des militants amazighes viennent exprimer leur solidarit� avec les familles qui ont perdu de nombreux b�b�s dans des douars oubli�s relevant de la province de Kh�nifra �, explique un jeune manifestant � un journaliste espagnol venu couvrir l��v�nement. � Personne n�a r�agi face au malheur d�Anfgou et de sa r�gion �. � L�Etat continue de r�gler ses comptes avec cette r�gion �. � Les b�b�s d�Anfgou continuent de mourir, dans l�indiff�rence. � Autant de reproches, cri�s, en ch�ur et avec amertume, par les manifestants � la face d�un interlocuteur absent. Un interlocuteur qu�un b�timent d�sert semble repr�senter.
Aux banderoles exprimant par des mots �crits en tifinaghe et en fran�ais la col�re des protestataires, s�est ajout� un document �crit en arabe. � C�est la preuve qui d�ment les all�gations officielles �, explique Sa�d Bajji, militant amazigh r�sidant � Kh�nifra.
Il s�agit d�une longue liste nominative �num�rant les victimes de la maladie myst�rieuse (ou du froid selon la th�se officielle) qui a frapp� Anfgou et son voisinage. Remplie suite � une enqu�te de terrain men�e par des volontaires dans les douars concern�s, cette liste comporte 26 noms. L��ge des d�funts est aussi indiqu�. Il varie de 15 jours � 14 mois pour la plupart des victimes.
Les manifestants craignent le pire pour Anfgou, Anemzi, Aghedou, Tighidouine et Tounfite. Une autre vague de froid est annonc�e pour ce mercredi.
Col�re
Dans le communiqu� rendu public par � les potentialit�s militantes amazighes � qui ont protest� devant le Parlement on peut lire : � Nous protestons contre le m�pris total des responsables de l�Etat envers les douleurs des paysans et des paysannes amazighes de ces r�gions, qui n�ont m�me pas daign� pr�senter leur condol�ances aux familles endeuill�es. Ces responsables gouvernementaux qui n�ont pas mobilis� l�aviation civile ou militaire pour sauver les enfants d�Ayt Amer d�Anfgou. � � Nous consid�rons que la destruction et le g�nocide m�thodique des masses laborieuses amazighes marginalis�es et opprim�es constitue une vengeance historique et politique, qui vise les zones symbolisant la r�sistance aux colonisations, cette politique est men�e avec l�aval et le soutien des institutions de fa�ade et leurs notables, repr�sentants des dites � ��Zones d�all�geance�� �. � Nous appelons les militants amazighes � prendre l�avant-garde des luttes des masses laborieuses amazighes, afin de d�manteler les structures de l�oppression et frayer de nouveaux sentiers d��mancipation et de lib�ration du peuple amazigh �.
2M et TVM absentes
Les deux cha�nes publiques marocaines de t�l�vision ne se sont pas donn�es la peine de couvrir la manifestation, pr�f�rant continuer � passer cette affaire sous silence. Al Jazeera a pass� un reportage sur le sit-in, trois heures seulement apr�s son d�roulement.
lereporter.ma
Mohamed Zainabi
vraiment ce qui s'est passe a anfgou et la mort de 26 personnes restera tristement dans la memoire de imazighen en general.le system de la marginalisation makhzenien continue et en meme temps notre combat continue contre ce pouvoir cruel araboislamiste.tounfite et ces regions souffrent bps de toute sorte de marginalisation .il faut faire ce qui il faut pour arreter ce makhzen ,ca suffit nous sommes fatigues de tout ,il faut rendre la consideration a ces regions vivants en exil ,isole de tout le monde ,pas de routes pas de moyens de transport ,moyen de communications en cas de besoin ils doivent partir en traversant les montagnes en plein neige pour atteindre le secour,pas d;eau potable,rien nule .
mes salutaions militantistes aux habitants de tounfite et ces regions en les disants nous sommes aupres de vous ,avec vous .
tanmirte