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Imilchil-Amellagou : Patrimoine Agricole Mondial
Publi� Le 19 / 01 / 2011 à 23:03 | Dans Divers | 2981 Lectures | E-mail Article | Imprimer Article


En vue d inscrire les Sites d�Imilchil et Amellagou dans les syst�mes Ing�nieux du Patrimoine Agricole Mondial (SIPAM*), l�Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) et la FAO, en collaboration avec l�Office R�gional de Mise en Valeur Agricole de Tafilalet (ORMVA/TF) et l�Association ADRAR ont organis� un atelier participatif � Imilchil les 12 et 13 janvier 2011.

Ont pris part � cette rencontre plus de 80 personnes repr�sentant le Conseil G�n�ral de D�veloppement Agricole, la D�l�gation Provinciale du Tourisme, l�Association OXFAM Italia, des Associations et des coop�ratives locales, des Autorit�s locales et des communes rurales relevant des deux sites.

L�ouverture de l� atelier a commenc� par une s�ance pl�ni�re au cours de laquelle M J.Gault, expert aupr�s de l�Organisation des Nations Unies pour l�Alimentation et l�Agriculture (FAO), a donn� un aper�u sur les SIPAMs en signalant que la FAO a lanc� un programme de pr�servation en mettant en �uvre des exp�riences pilotes dans certains pays : Tunisie, Alg�rie, Tanzanie, Chili, P�rou, Philippines et Chine.

En souhaitant qu�Imilchil-Amellagou soit class� parmi ces sites (Si les Autorit�s Marocaines le demandent ajouta t- il), M Gault a pr�cis� que l�action de la FAO consiste � identifier avec les acteurs locaux les moyens de d�velopper �conomiquement les SIPAMs (et non pas de �les mettre sous cloche�) en pr�servant la biodiversit� et en contribuant � la promotion du patrimoine culturel, artisanal et touristique.

M. Gault a ajout� que plus de 200 sites ont �t� identifi�s � travers le
Monde et que l�inventaire de ces sites est une possibilit�, qui compl�terait l�inventaire de l�UNESCO sur le patrimoine mondial (cas de la Kasbah des Ait Ben Haddou et autres�). M. Saidi de l INRA a rappel� dans son intervention que l�atelier avait pour objectifs de :
1. Exposer aux populations concern�es le sens de la d�marche SIPAM.
2. Sensibiliser les institutions locales.
3. D�finir d�une mani�re participative avec les populations locales, les actions concr�tes n�cessaires en vue de pr�server et accro�tre la valorisation des ressources naturelles et du patrimoine culturel local.

Des communications ont �t� par la suite pr�sent�es en salle relatant les exp�riences pilotes mises en �uvre en Alg�rie et en Tunisie. La premi�re concerne le syst�me Oasien � ghout � en Alg�rie. Ce syst�me utilis� par les paysans pour l�agriculture et rencontr� en plein Erg Oriental de l�Alg�rie, a �t� int�gr� effectivement, selon M Fatah ACHOUR, en 2008 au projet SIPAM de la FAO en vue d�assurer sa protection dynamique.

La deuxi�me exp�rience pr�sent�e par l�expert tunisien M. Atef Dahri concerne l�Oasis de Gafsa (palmiers dattiers avec cultures sous-jacentes). M. Noureddine Nasser, de la FAO Tunis, a rappel� dans son intervention les d�marches des SIPAMs au Maghreb, auxquelles il a beaucoup contribu�, et a soulign� certaines r�ussites dans d�autres pays.
Apr�s un d�bat tr�s fructueux, les participants se sont r�partis en cinq groupes de travail th�matique (Agro biodiversit� et diversit� associ�e, ressources en eau et en terres, savoirs et savoir-faire traditionnels, activit�s g�n�ratrices de revenus pour les femmes et tourisme durable).

Les ateliers th�matiques auxquels ont pris part entre 10 et 15 repr�sentants d�associations et de coop�ratives locales, des personnes ressources (po�tes, membres des jmaas �etc ;) ont �t� anim�s par le d�l�gu� provincial du tourisme et des ing�nieurs de l Office R�gional de Mise en valeur Agricole de Tafilalet (ORMVA/TF) faisant partie de l Unit� de gestion du Projet de D�veloppement des zones de Montagne de la Province d Errachidia (PDRME).

Les r�sultats de ces ateliers participatifs pr�sent�s et d�battus en s�ance pl�ni�re ont permis l�identification de nombreuses actions possibles pour une pr�servation dynamique du site Imilchil/Amellagou. Douze actions ont �t� retenues � ce stade. Elles feront l�objet de lettres d�accord avec les ma�tres d��uvre identifi�s, sur financement FAO (projet FIDA/ OXFAM Italia).

Les r�sultats contribueront � un argumentaire en faveur des SIPAMs et pourront comporter des propositions d�op�rations compl�mentaires. Ils seront pr�sent�s aux autorit�s marocaines au cours d�un atelier national (pr�vu au mois de juin 2011 � Rabat), afin qu�elles d�cident �ventuellement de :
� Proposer � la FAO d�inscrire le site Imilchil / Amellagou parmi les SIPAM pilotes
� Donner suite aux propositions d�op�rations, et lancer des programmes correspondants (ex. : �tudes et cartographie compl�mentaires, investissements, infrastructures activit�s promotionnelles, enqu�tes�)
� Pr�senter un dossier au Fonds pour l�Environnement Mondial (GEF / FEM)

*Qu�est ce que le GIAHS/SIPAM
Depuis toujours, l��tre humain a domestiqu� les plantes et les animaux et s�est adapt� � des environnements difficiles et isol�s pour garantir sa survie. Depuis plus de douze mille ans, des g�n�rations d�agriculteurs et d��leveurs ont d�velopp� des syst�mes agricoles ing�nieux pour surmonter des conditions climatiques extr�mes, l�isolement g�ographique et la p�nurie de ressources naturelles, et ont cr�� des Syst�mes Ing�nieux du Patrimoine Agricole Mondial (SIPAM). Le programme SIPAM de la FAO vise la conservation et la gestion durable des syst�mes et des paysages, de la biodiversit�, des connaissances et des cultures qui leur sont associ�es. Il investit dans des enqu�tes, �tudes (�conomiques, techniques, agricoles�), favorise des investissements pour promouvoir la conservation dynamique de ces sites, et aider les populations � prendre en main leur d�veloppement, sur place.
C�est ainsi qu�en Chine, les produits d�un SIPAM (riz et poisson) se vendent mieux, car ils sont mieux connus des consommateurs.

Imilchil le 14Janvier 2011 ;
Hrou ABOUCHRIF
Association ADRAR
[email protected]

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