L'enqu�te sur les fuites des �preuves du bac � Mekn�s suit son cours dans un climat de confusion. La situation est d'autant plus critique que l'�preuve unifi�e, pour la premi�re et la deuxi�me ann�es pour les candidats libres, a �t� report�e � aujourd'hui et demain alors qu'il devait se tenir deux jours avant � Mekn�s, El Hajeb, Ifrane, Kh�nifra et Errachidia. Quant aux �preuves des travaux pratiques pour les sections techniques dans la r�gion de Mekn�s-Tafilalt, elles auront lieu les 16 et 17 juin, indique un communiqu�.
Apr�s 5 jours de l'�clatement du scandale, qui promet des rebondissements dans les jours � venir, la v�rit� sur l'affaire tarde � se faire jour. En tout cas, le minist�re de l'Education nationale tente d'endiguer l'effet boule de neige que l'histoire a d�clench�. Les rumeurs sur d'�ventuelles fuites d'�preuves � Kh�nifra, Nador et La�youne ont accul� les responsables de l'�ducation � s'expliquer officiellement.
Lors d'un point de presse, tenu lundi dernier � Rabat, Mohamed Sassi, directeur du Centre national des examens, a laiss� entendre que le ph�nom�ne se cantonne aux lyc�es Lalla Amina et Khawarizmi.
Le cafouillis n'aurait donc touch� que deux �tablissements sur les 29 que compte la ville et les 64 que totalise la r�gion de Mekn�s-Tafilalt.
Seuls les r�sultats de l'enqu�te seront � m�me de lever le voile sur les responsabilit�s de chacun "avec le souci de pr�server l'int�r�t de l'�l�ve et la cr�dibilit� du baccalaur�at", a indiqu� Sassi.
Qu'en est-il des suspects ? Des �l�ves ayant voulu profiter de ces fuites et �ventuellement de l'argent qui aurait servi � cette fin ? Autant de questions taraudent et les responsables du minist�re et les associations de parents d'�l�ves et du corps enseignant qui sont mont�s au cr�neau.
Pour en d�coudre, une cellule centrale a �t� cr��e pour suivre l'enqu�te et entretenir le contact avec les parties concern�es et prendre les mesures qui s'imposent. Sassi promet d'�tre intraitable sur la question, en annon�ant qu'une coordination avec les autorit�s comp�tentes est en train d'�tre mise en place pour d�terminer l'origine de ces fuites, leur ampleur ainsi que les responsabilit�s. Des mesures d'ordre administratif, judiciaire et p�dagogique seront donc prises "avec la rigueur qui s'impose", pr�cise-t-on.
Outre le souci de jeter toute la lumi�re sur l'affaire, le minist�re vise aujourd'hui le retour � la normale pour que le d�roulement des autres �preuves ne soit pas compromis.
Il est aussi question de redonner confiance aux candidats dont la concentration sur l'ambiance des examens aura forc�ment �t� affect�e par l'incident.
Rappelons que les examens unifi�s du baccalaur�at se sont d�roul�s � l'�chelle nationale les 8, 9 et 10 juin avec la participation de 290.000 candidats, soit 8 % de plus que l'ann�e pr�c�dente.
L'affaire des fuites des �preuves a �clat� au deuxi�me jour des examens au lyc�e Lalla Amina o� les tests d'anglais ont filtr�, suivis de ceux des sciences naturelles au lyc�e Khawarizmi, le troisi�me jour.
Mostafa Bentak | LE MATIN