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Universit� Moulay Isma�l : L'heure du grand m�nage a-t-elle sonn� ?
Publi� Le 23 / 10 / 2010 à 17:01 | Dans Divers | 1631 Lectures | E-mail Article | Imprimer Article
Nul ne conna�t encore l'identit� du futur pr�sident de l'Universit� Moulay Isma�l, apr�s le concours qui s'est d�roul� d�but ao�t � Rabat au si�ge du CNRST. L'ensemble du personnel de cette Universit� avec ses deux sites � Mekn�s et Errachidia, se trouve dans l'expectative.
Le discours du Tr�ne du mois de juillet, dans son approche d'�voquer la question de l'enseignement, a cependant fait revivre l'espoir de voir la voix de la raison enfin entendue. Les plus optimistes osent m�me avancer que le cocotier va �tre s�rieusement secou� et que l'heure d'un grand m�nage ne va pas tarder � sonner (si ce n'est d�j� fait).
Pour ce qui concerne l'UMI, il s'agira d'un v�ritable nettoyage hercul�en: Les mesures d'assainissement devront sans doute s'�tendre � tous les �tages de l'appareil administratif, des services de la pr�sidence de l'Universit� aux administrations des �tablissements. Ce sont en effet l�, les maillons d�fectueux de la cha�ne charg�e d'appliquer la loi, de veiller en interne � son application et de mettre m�thodiquement en oeuvre les mesures prises au niveau politique.
Cette cha�ne qui va des Hautes instances du pays, passant par le Conseil sup�rieur de l�enseignement, le minist�re de tutelle pour arriver � l'autre bout, aux enseignants, aux �l�ves et �tudiants, est d�fectueuse en son centre et ne remplit pas la fonction qui en est attendue. Cette d�fectuosit� est source de retard, de perte de moyens et d'�nergie. Pire, elle engendre le d�sespoir de la population, acteurs et utilisateurs de l'Universit�.
Les responsables des universit�s et des �tablissements second�s par leurs staffs devraient �tre les chevilles ouvri�res de toute r�forme de la structure de l'enseignement sup�rieur. Force est de constater que notre syst�me actuel, bas� sur le parrainage, a plac� � la t�te de certains �tablissements et des services de l'Universit�, de v�ritables courtisans du pr�sident, des hommes-lige souffrant d'une quasi-totale absence d'autonomie et donc impuissants. Ces derniers sont � l'oppos� de ce que pr�voit la loi 01/00: cette loi r�pondant aux aspirations l�gitimes du corps enseignant a pr�vu un statut de v�ritable manager aux responsables des �tablissements, facult�s ou �coles. A l'UMI, certains responsables d'�tablissements ne sont en fait que des pions plac�s et mus sur l'�chiquier par de v�ritables parrains et constituent un v�ritable goulet d'�tranglement � toute r�forme. Les observateurs attentifs de l'universit� ont d�cod� les n�uds de la toile des nominations (et autres propositions) aux responsabilit�s: copinage, renvoi d'ascenseur, complicit�, et comme corollaires l'omerta, et l'�loignement des r�calcitrants.
Ces maillons de la hi�rarchie administrative de l'enseignement sup�rieur et de la recherche, sont dot�s par la loi de pr�rogatives essentielles en mati�re de gestion et de programmation aux niveaux p�dagogique, administratif, �conomique et financier. Ces pr�rogatives �taient voulues par le l�gislateur, comme sources d'autonomie pour les universit�s et les �tablissements m�me. Elles devaient g�n�rer un fonctionnement d�mocratique o� la qualit� et le m�rite seraient les crit�res pr�pond�rants.
Seulement voil�: les m�thodes en cours dans l'Universit� Moulay Isma�l ont enti�rement vid� la loi de sa substance. Et la voie de la r�forme a �t� gravement d�vi�e. C'est par une telle voie que nous en sommes arriv�s au niveau national, � la n�cessit� d'un plan d'urgence.
Des personnes sans vocation ou sans �nergie ont �t� parrain�es et plac�es sur des fauteuils de responsabilit�. Confortablement install�s, ces derniers somnolent et attendent les instructions de leurs ma�tres. Ils n'oseront jamais prendre l'initiative et se contentent de farder la triste r�alit� et profiter des avantages mat�riels et financiers offerts par le poste: logement, primes sur�valu�es, frais de d�placements, indemnit�s en tous genres et n�gociations avec les fournisseurs locaux....
C'est ainsi et de cette fa�on qu'� l'UMI, la r�forme a connu un �chec retentissant. Le plan d'urgence venu en principe sauver ce qui peut encore l'�tre est en train d'emprunter une voie menant droit vers l'�chec: encore un autre. Le m�nage s'impose. L� est l'urgence pour l'UMI.
PAR Moha Hajjar
Professeur � l�UMI
Mercredi 20 Octobre 2010

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