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Errachidia: Trois femmes m�decins MRE au chevet des petites gens du Maroc profond
Publi� Le 12 / 10 / 2010 à 21:27 | Dans Soci�t� | 2873 Lectures | E-mail Article | Imprimer Article
En prenant, de plus en plus, part aux diff�rentes campagnes humanitaires initi�es partout au Maroc, les Marocains R�sident � l'Etranger (MRE) confirment, leur fibre sociale, leur sens professionnel et leur attachement au pays qui les a propuls�s � des avenirs prometteurs.



M�decins exer�ant en France, Fatima, Malak et Laila, se sont port�es volontaires � la semaine de solidarit� de l'Association M�dicale d'Aide au D�veloppement entre l'Auvergne et le Maroc (AMDAM), organis�e du 30 septembre dernier au 9 octobre � Errachidia et Midelt.

Respectivement m�decin g�n�raliste, pharmacienne et Dentiste, les trois b�n�voles sont compl�tement fi�res de leur mission, une mani�re, disent-elle, de se sentir utile envers leur pays. Les petites gens d'Imilchil, de Bouzmou, Outerbat, Rich et Gourama qui avaient l'habitude d'accueillir des m�decins �trangers, ont �t� doublement satisfaits. D'abord, le fait de b�n�ficier gratuitement de consultations et d'interventions chirurgicales, mais aussi d'expliquer leurs souffrances et de comprendre sans m�diation aucune les consignes des m�decins.

A Gourrama comme � Rich, Fatima Kherfi, qui vit � Marseille en France, devait bien tenir face aux longues queues f�minines, devant cette salle de lecture, �rig�e en salle de consultations � l'occasion. Les hommes �taient aussi de la campagne, mais, leur nombre n'�tait aucunement significatif. Originaire du Tafilalet, du c�t� de la m�re, et amazighone du c�t� de son p�re,

elle avait deux atouts primordiaux : L'outil linguistique de communication profonde et le sens de proximit� qui facilite le contact avec ses patientes. La deuxi�me campagne de cette ancienne �l�ve du lyc�e Descartes � Rabat a �t�, sans aucun doute, un " franc succ�s ". L'aide des acteurs associatifs, des �lus

et des autorit�s a �t� majeur, dit-elle. " Depuis quelques ann�es, je suis parti � la recherche d'une action humanitaire � accomplir dans mon pays, dans des conditions �thiques et professionnelles, et chemin faisant, j'ai d�couvert l'AMDAM lors d'une �mission diffus�es sur 2M, depuis j'ai d�cid� de mettre la main dans la patte ", a indiqu� Mme Kherfi qui ne passe pas sans rendre hommage � un p�re " visionnaire " et � une m�re "d�vou�e".

A 140 km vers les cimes du Haut Atlas, et plus exactement � Imilchil, les femmes qui attendaient, les m�decins de l'AMDAM, ont �t�, pour la deuxi�me fois au rendez-vous avec la dentiste Laila El Guellouj. Dentiste de profession, cette jeune Meknassie qui a choisi apr�s le baccalaur�at d'aller poursuivre ses

�tudes et travailler � Clermont-Ferrand et � Lyon, fait, dit-elle, son retour social au Maroc avec un sens aigu de la responsabilit�. " Le retour dans ces contr�es lointaines est plus qu'un devoir, une responsabilit� que devraient assumer chaque Marocain de mani�re b�n�vole, afin de r�duire les d�ficits sociaux et contribuer � l'�dification de ce beau pays qui bouge de plus en plus", a d�clar� cette ancienne �tudiante du lyc�e Zaytoun � Mekn�s.

Avec pr�s de 4 000 patients par s�jour humanitaire, dont les deux tiers sont des femmes, Dr Laila qui compte s'installer dans sa ville natale dans les semaines prochaines, se dit " fi�re " de contribuer � cet �lan de solidarit� pour la deuxi�me fois et " pr�te " de faire le d�placement dans les �ditions prochaines de la campagne. Et quand les m�decins consultants, dentistes, chirurgiens et sp�cialistes finissent leur boulot, commen�a alors celui du Dr Malak Moulin, la pharmacienne qui doit doter les patients des m�dicaments prescrits et appropri�s.

L'AMDAM a fait venir un container de 4 tonnes de m�dicaments, d'o� l'importance de la pr�sence sur place d'une sp�cialiste en la mati�re. La quarantaine environ, cette ancienne �l�ve du lyc�e Lalla A�cha � Rabat a d�couvert tr�s t�t la fibre humanitaire, et est l'une des plus fid�les de ce rendez-vous annuel de l'AMDAM. Install�e � Etampes, dans la banlieue parisienne, Dr Malak ne regrette jamais d'avoir fait le d�placement, tellement l'ambiance est marqu�e d'�change et d'apprentissage mutuel, fait-elle noter. "

Le retour au pays est une occasion qui nous permet certes d'accomplir un devoir et de r�affirmer notre engagement pour son essor, mais aussi de se ressourcer aupr�s de nos compatriotes, qui ont aussi beaucoup � nous offrir en mati�re de savoir faire et de valeurs nobles ", a d�clar� cette laur�ate de l'universit� de Tours.

Manifestement satisfaites, les trois b�n�voles MRE qui ne manquent pas de souligner le r�le capital de la centaine d'autres m�decins fran�ais b�n�voles, sont travers�es notamment de sentiments du devoir accompli, de partage et de gratitude : Trois grandes valeurs qui se d�gagent apr�s une Semaine de solidarit�.


Par Mustapha Elouizi
MAP

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