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Erfoud : Les maghr�bins offrent un th��tre avant-gardiste de haute qualit�
Publi� Le 04 / 04 / 2010 à 16:38 | Dans Art & Culture | 2721 Lectures | E-mail Article | Imprimer Article
La troisi�me journ�e de la rencontre internationale du th��tre d�Erfoud aura �t� d�une tr�s haute qualit� th��trale, � la faveur notamment des spectacles assur�s vendredi par deux troupes alg�rienne et tunisienne.

� L�association de l�art th��tral pour d�fier l�handicap � et � le nouveau th��tre � de la ville de Yessr, de la wilaya de Boumerdas ont ainsi enchant� le public de cette troisi�me �dition, gr�ce aux pi�ces donn�es en repr�sentation dans des styles assez distingu�s : � Hourqos � et � Haute s�curit� �.

Les deux troupes ont notamment excell� par l�originalit� des textes choisis, mais aussi par le mouvement des com�diens, l�harmonie entre langage du corps, des accessoires et le dialogue entre diff�rents personnages. Intelligemment, les deux troupes ont su comment s�attacher les services d�un public venu nombreux.

Ainsi, et pour plusieurs raisons, la pi�ce de th��tre � Hourqos �, intitul� pr�t� par l�un de ses protagonistes, a �t� pour le moins singuli�re. Pour une fois, les com�diens quitteront leur planche traditionnelle pour interpr�ter, sur un terrain am�nag� � la romaine sous forme d�un cercle, gr�ce notamment aux torches dress�es sur des piliers en bois.

Le spectacle qui a eu �galement lieu pendant la soir�e, donc dans le noir, reposait dans ses jeux de lumi�re sur le seul feu des torches que les protagonistes, notamment Hourqos �, symbolisant le mal, attisaient de temps � autre, un geste qui s�inscrit lui-m�me dans une trame complexe et ambig�e.

Ecrite par l��mirati Saleh Karama, la trame met en sc�ne un vendeur d�armes � Hourqos � qui vend sa marchandise aux ennemis de sa propre tribu. Venus appeler secours, les siens n�ont trouv� qu��go�sme, orgueil et opportunisme, bref un vendeur de mal.

La dimension dramaturgique se complique davantage et le s�mantisme s�ouvre � toutes les interpr�tations. � Harith � et � Hourqos � tiennent ainsi des parcours narratifs diff�rents, des destin�es diff�rentes, et finalement le texte de Saleh Karama se lit plus clairement que le roman de Paulo Coelho � Le d�mon et Mademoiselle Prym �.

La qualit� du texte et du spectacle se sont encha�n� avec la troupe alg�rienne � Le nouveau th��tre de la ville de Yessr � qui a interpr�t� une pi�ce intitul�e � Haute s�curit� �. R�alis�e par Chentouf Abdelghani, cette pi�ce met en sc�ne dans un style parodique la th�matique de l�autorit�, notamment dans l�institution de l�arm�e.

Deux soldats dans une tour de surveillance, lieu insignifiant, changent de statut hi�rarchique, de chef en subalterne et vis-versa, en fonction de la d�tention d�un mot de passe qui change chaque 24 heures. Et si l�un d�eux perd ou oublie son mot de passe, il risque sa vie.

Con�u pour prot�ger des hommes en danger �ventuel, le mot de passe devient un symbole d�autorit� et un tremplin vers un poste hi�rarchique �lev�, et peut m�me co�ter la vie � celui qui n�en dispose pas. Un jeu certes simple gr�ce � un dialogue assez fluide, mais certainement difficile au niveau de sa composition.

Mustapha ELOUIZI
MAP

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