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Installation du conseil sup�rieur de l'enseignement : pour le renforcement des r�formes de l'�ducation au Maroc
Publi� Le 14 / 09 / 2006 à 22:00 | Dans Soci�t� | 1485 Lectures | E-mail Article | Imprimer Article

    (Par Said Rahim) Casablanca, 15/09/06 - La nouvelle rentr�e scolaire 2006-2007 a �t� marqu�e par la mise en place par SM le Roi Mohammed VI du Conseil sup�rieur de l'enseignement, qui vient � point nomm� pour renforcer le processus de r�formes de l'�ducation que conna�t le Maroc depuis plusieurs ann�es.

Ce conseil, r�gi par un dahir promulgu� depuis six mois, est devenu un nouvel instrument qui consacre l'engagement de l'Etat et des forces vives de la nation au principe de l'�ducation et de l'enseignement en tant que projet soci�tal et facteur d�cisif dans la diffusion des valeurs de la citoyennet�, de la tol�rance et du progr�s.

Plusieurs acteurs du secteur de l'enseignement et de l'�ducation affirment que le conseil sup�rieur de l'enseignement constitue ''une force de proposition qui �largit la participation de tous les intervenants dans ce domaine qui n�cessite une �valuation constante des choix et des r�alisations''.
Selon des rapports officiels, le syst�me de l'enseignement n'a pas pu, un demi si�cle apr�s l'ind�pendance du pays, accompagner efficacement les mutations que conna�t le monde actuel et notamment le d�veloppement scientifique et technologique.

Des appels ont �t�, � ce propos, lanc�s pour d�mocratiser le secteur de l'enseignement et d�velopper ses ressources humaines, ainsi que les m�thodes de formation afin de r�pondre � la question : ''Quel citoyen nous voulons aujourd'hui et demain ?''.

En d�pit des convergences de vue, tous les acteurs concern�s ( minist�re, syndicats et associations des parents d'�l�ves) sont unis, � l'occasion de la nouvelle rentr�e scolaire, autour d'un seul th�me ''La famille et l'�cole ensemble pour la qualit�''. Ce m�me th�me a �t� d�j� adopt�, en juillet dernier � Casablanca, par le congr�s constitutif de la f�d�ration nationale des associations des parents d'�l�ves.

Ce qui d�note la pr�occupation commune des diff�rents acteurs autour de l'enseignement public et partant de la qualit�, reste une �vidence en vue de rendre � l'�cole publique la place qu'elle lui �choit, comme l'a signal� � la MAP, M. Mohamed Qnouch, pr�sident de la F�d�ration nationale des associations des parents d'�l�ves.

Dans le m�me ordre d'id�es, M. Abdelmjid Al Ghars, secr�taire g�n�ral de la F�d�ration nationale de l'enseignement, relevant de l'Union marocaine du travail (UMT), a estim� que l'application de la Charte nationale de l'�ducation et de la formation pour cette rentr�e, est tributaire de l'int�r�t � accorder � l'�l�ment humain � travers une r�elle volont� politique du gouvernement.

Il a �galement indiqu� que son syndicat suit la mise en oeuvre des recommandations issues des journ�es d'�tude et des s�minaires organis�s avec le minist�re.

Concernant le manque de rendement des enseignants dans l'�cole publique, au moment o� certains d'entre eux d�ploient plus d'effort dans l'enseignement priv�, il a indiqu� que la l�gislation marocaine relative � ce domaine permet aux enseignants d'exercer en m�me temps dans le priv� dans la limite d'un certain nombre d'heures � condition d'avoir une autorisation.

Il a relev� la difficult� du contr�le de cette pratique du fait du nombre r�duit d'inspecteurs en raison de la fermeture de l'�cole de formation des inspecteurs.

De son cot�, M. Abdelaziz Ioui, secr�taire g�n�ral du syndicat national de l'enseignement, relevant de la f�d�ration d�mocratique du travail, a estim� que les d�cisions prises par le minist�re r�pondent aux revendications de son syndicat, notamment en ce qui concerne l'avancement des inspecteurs et l'am�lioration de leur situation, outre la d�cision du minist�re d'opter pour un mouvement d'affectation exceptionnel � m�me d'assurer la stabilit� aux inspecteurs.

Il a ajout� que la question de la qualit� de l'enseignement contenue dans la devise de cette ann�e scolaire constituait une revendication essentielle tant attendue, fond�e sur une recommandation de l'organisation internationale du travail en partenariat avec l'UNESCO depuis 1966 et qui se r�sume notamment en l'am�lioration des conditions mat�rielles des cadres de l'enseignement et l'implication de leurs repr�sentants dans la prise des d�cisions relatives � l'�ducation et la formation.

Il a, parall�lement, d�plor� certains facteurs entravant l'am�lioration de la qualit� de l'enseignement public dont la surcharge des classes, le manque de mat�riel et le contr�le des enseignants qui exercent en m�me temps dans le priv�.

M. Ioui a �galement mis l'accent sur la d�ontologie, notamment du fait de l'ampleur de la question des heures suppl�mentaires impos�es par certains enseignants aux �l�ves, ce qui constitue un fardeau pour les familles et une concurrence d�loyale � l'�cole publique.

Face � ces probl�matiques, il para�t que le Conseil sup�rieur de l'Enseignement est � m�me d'assurer � l'�cole marocaine plus de vivacit� et d'ouverture sur la soci�t� et sur son environnement socio-�conomique et culturel, une �cole qui renforcera l'investissement dans le facteur humain.

MAP