
Projection de � Ombre d�amour � en avant premi�re � Errachidia
Publi� Le 18 / 01 / 2010 à 23:00 | Dans
Art & Culture | 1707 Lectures |
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Errachidia, 18 Jan (MAP) � C�est dans une salle archicomble que les f�rus du 7-�me art � Errachidia ont suivi, samedi soir en avant-premi�re, le court-m�trage � Ombre d�amour �, en pr�sence de son r�alisateur Ameur Charqui.
Bien avant la projection qui a eu lieu dans la chambre du commerce de l�industrie et des services (CCIS), le public pr�sent a pu prendre connaissance de l��quipe ayant �t� derri�re la r�alisation de ce court-m�trage, qui a mis en valeur l�apport artistique et litt�raire de deux personnages r�els, en l�occurrence l�artiste plasticien Said Njima et le po�te Ahmed Chaker.
� J�ai choisi ces deux artistes de la ville d�Errachidia pour ce qu�ils repr�sentent en tant que source de cr�ation, mais aussi en tant que richesse humaine, dans la mesure o� ils ont une capacit� extraordinaire � donner � l�autre �, a indiqu� Charqui Ameur, lors de la sa pr�sentation de son film.
Si la dimension documentaire dans ce film se justifie par le fait de donner la parole directement aux protagonistes pour s�expliquer sur leur arts respectifs et la relation qu�ils tiennent avec leur entourage, la dimension fictionnelle de ce court-m�trage se d�marque par la mise en valeur d�un seul personnage incarnant le r�le de cet intellectuel/artiste en retrait, � cause d�un manque de reconnaissance et de gratitude.
Le personnage principal, un jeune se penchant sur les quarante ans, garde le silence, durant tout le quart d�heure, le r�alisateur ayant pr�f�r� laisser parler la cam�ra avec ses travelings et ses � balades � riches en informations.
L�encha�nement entre les deux facettes du film est con�u de mani�re artistique. D�un seul coup, tout change. La fiction n�cessite un d�cor, un �clairage, des accessoires et un certain arrangement du d�cor g�n�ral. Chaque �l�ment renseigne sur un fait, une port�e et un statut donn�s. Du r�el au fictif, l�on change bien �videmment d�optique.
Il s�agit ainsi d�un jeune intellectuel isol� dans une chambre d�sordonn�e qui vit son propre monde et son propre temps, lesquels se trouvent ponctu�s de partitions musicales sur la guitare et la lecture de livres parsemant ce lieu d�un d�cor mis�rable. � C�est un intellectuel qui fuit un certain manque de reconnaissance et de gratitude de la part de la soci�t� �, a expliqu� Ameur Charqui.
Apr�s tant de d�boires, d��checs, de sentiments refoul�s, l�artiste fictionnel est pr�sent� enfin de film en train d�errer dans un d�sert lointain, portant bien �videmment ses outils de base, � savoir sa guitare et ses livres. Accompagn� d�une musique extraordinaire compos�e par Mbarek Oularbi, chanteur et compositeur du groupe Saghru Band, l�image qui est d�une force imposante, parle d�elle-m�me.
Dans un cadre f��rique, le r�alisateur entend glisser un message incitatif � la soci�t�. Que de chemins � parcourir pour imposer un statut moral d�artiste et d�intellectuel. Son apport d��quilibre psychologique et moral � une soci�t�, est incommensurable, d�o� la n�cessit� d�une contrepartie en guise de gratitude.
Critique de cin�ma, Ameur Cherqui qui est co-auteur de plusieurs livres dont le dernier est : � Cin�ma de Mohamed Abderrahman Tazi, les fondements esth�tiques, et intellectuels �, est le directeur du festival cin�matographique universitaire d�Errachidia.
(MAP)