
Le Liban se r�volte apr�s les violents bombardements isra�liens de Cana
Publi� Le 29 / 07 / 2006 à 22:00 | Dans
Politique | 2345 Lectures |
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Apr�s un raid a�rien meurtrier ayant fait 51 morts, le peuple libanais manifeste tandis que le premier ministre exclut toutes n�gociations et refuse de rencontrer Condoleezza Rice. Ehoud Olmert n'est �pas press� de parvenir � un cessez-le-feu�.
La frappe de trop ? L'aube a �t� sanglante pour les habitants du petit village libanais de Cana, � quelques kilom�tres de Tyr. Au petit matin, un raid isra�lien a ras� une bonne partie de ses immeubles. Un raid au bilan meurtrier tr�s lourd, puisqu'au moins 51 personnes sont mortes, dont 22 enfants et 9 femmes, selon un premier bilan officiel, qui s'alourdit au gr� de la d�couverte des d�combres. Le pilonnage a dur� deux heures, pour ce qui est l'attaque la plus meurtri�re men�e par Isra�l depuis le d�but de son offensive contre la milice chiite du Hezbollah.
�Le Hezbollah utilise le village de Cana comme base de tirs de roquettes. C'est lui qui est responsable si le secteur est devenu une zone de combats�, a d�clar� le capitaine Jacob Dalal. �A Cana, nous avons attaqu� des sites d'o� sont tir�es des roquettes vers Nahariya et vers l'ouest de la Galil�e�, a-t-il indiqu�. Selon lui,l'arm�e avait averti �depuis plusieurs jours� les habitants qu'ils devaient quitter la zone. �La plupart l'ont fait�.
Il y a dix ans au m�me endroit, des bombardements isra�liens avaient tu� une centaine de personnes qui s'�taient r�fugi�es dans une base de la force de maintien de la paix de l'Onu, dans le cadre de l'offensive militaire dite des �Raisins de la col�re�. Les condamnations internationales alors unanimes de ce drame avaient contraint Isra�l � stopper l'op�ration.
Siniora suspend les n�gociations, Rice estime que le temps du cessez-le-feu est venu
D�s les premiers bilans des bombardements de Cana communiqu�s, vers 10h, le premier ministre Fouad Siniora est intervenu � la t�l�vision pour annoncer que son gouvernement suspendait toutes discussions. �En cette triste matin�e, il n'y a pas de place pour des discussions sans un cessez-le-feu imm�diat et sans conditions et une enqu�te internationale sur les massacres isra�liens en cours au Liban�, s'est-il exclam�. Et de d�cider l'annulation de la visite de la secr�taire d'Etat am�ricaine, Condoleeza Rice, pr�vue en fin de journ�e.
Cette derni�re s'est d�clar� �profond�ment attrist�e� par les bombardements de Cana et a estim� que �le temps du cessez-le-feu est venu� entre Isra�l et le Hezbollah libanais. C'est la premi�re fois que les Etats-Unis adoptent cette position.
Ehoud Olmert ne partage pas le point de vue de son alli�e am�ricaine. Dimanche matin, il a consid�r� qu'�Isra�l n'est pas press� de parvenir � un cessez-le-feu avant que nous n'arrivions au point o� nous pourrons dire que nous avons atteint les principaux objectifs que nous nous sommes fix�s�. Puis, � la sortie de la r�union hebdomadaire de son gouvernement, le premier ministre isra�lien a r�p�t� que le village libanais de Cana servait de refuge aux combattants du Hezbollah.
Isra�l exprime �ses regrets� mais continuent les bombardements, la �Maison de l'Onu� attaqu�e � Beyrouth
Le porte-parole du minist�re isra�lien des Affaires �trang�res a toutefois exprim� �ses regrets pour la mort de civils innocents. Nous ne voulons pas voir des civils �tre pris dans la guerre entre Isra�l et le Hezbollah�. Dans le m�me temps, le correspondant sur place de l'agence de presse AFP annon�ait la reprise des bombardements autour de Cana, vers 10h, alors que les secours continuaient les �vacuations.
A Beyrouth, de nombreux manifestants sont descendus dans les rues et ont attaqu� la �Maison de l'Onu�, si�ge de l'organisation internationale. Ils ont jet� des pierres sur la fa�ade en verre et bris� les portes de verre de l'entr�e centrale du b�timent, situ� dans le centre-ville de Beyrouth, qui abrite toutes les agences de l'Onu, en fustigeant la politique des Etats-Unis et la �barbarie� d'Isra�l. Les manifestants ont p�n�tr� dans le hall du b�timent et ont mis le feu � des drapeaux de l'ONU. �� Dieu, garde-nous Nasrallah�, scandaient-ils en hommage au secr�taire g�n�ral du Hezbollah chiite, Hassan Nasrallah. Le personnel s'est r�fugi� dans les sous-sol de l'immeuble.
A midi, ils �taient plusieurs milliers � d�filer dans les rues de la capitale.
emarrakech.info