
La f�te du Travail c�l�br�e dans un contexte marqu� par les r�sultats du dialogue social
Publi� Le 30 / 04 / 2009 à 22:00 | Dans
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La classe ouvri�re marocaine c�l�bre, vendredi, � l'instar de ses coll�gues du monde, la f�te du travail qui correspond au 1er Mai de chaque ann�e.
Cette ann�e, les travailleurs f�teront cet �v�nement dans un contexte marqu� par les discussions en cours sur l'�valuation des r�sultats du dialogue social entre le Gouvernement, les centrales syndicales et le patronat, ainsi que par la suspension de l'examen du projet du code de la route � la Chambre des Conseillers et les r�percussions de la gr�ve men�e en avril courant par des centrales syndicales et des professionnels du secteur du transport routier.
Le 1er Mai sera ainsi l'occasion de mettre en avant les revendications des ouvriers et d'inciter le Gouvernement et le patronat � renforcer les mesures prises pour faire face aux cons�quences de la crise financi�re et �conomique internationale, dont l'impact commence � se ressentir sur l'�conomie nationale.
Si le Gouvernement affirme avoir honor� tous les engagements pris lors des diff�rents rounds de dialogue social, la classe ouvri�re, elle, compte pr�senter davantage de revendications tendant � am�liorer ses conditions sociales, mat�rielles et professionnelles, � travers la r�forme du statut de la Fonction publique et la r�vision de la grille des salaires pour r�aliser l'�quit� et l'�galit� entre tous les fonctionnaires et employ�s.
Le cahier revendicatif de cette classe comprend �galement la r�duction du taux de l'Imp�t sur le Revenu (IR), l'am�lioration des conditions de l'action syndicale, la mise en �uvre des d�crets d'application du Code du Travail, le rel�vement du SMIG � 3.000 dh, l'application d'une hausse g�n�rale des revenus et des indemnit�s � m�me d'accompagner la hausse du co�t de la vie, outre l'augmentation des pensions des retrait�s et la r�forme des Caisses de retraite.
Le Gouvernement a entam�, depuis l'ann�e derni�re et � l'issue des rounds du dialogue social, l'application de son offre qui a co�t� � la tr�sorerie de l'Etat plus de 16 milliards de dh.
L'offre consistait en la r�vision de l'imp�t sur le revenu et la hausse des salaires.
Ainsi, les fonctionnaires, class�s de 1 � 9 sur l'�chelle de la Fonction publique, ont b�n�fici�, dans ce cadre, d'une hausse des salaires mensuels sur deux �tapes � partir du 1er juillet 2008.
Leurs coll�gues class�s dans les �chelles 10 et plus ont b�n�fici�, � partir de janvier 2009, en deux tranches, d'une revalorisation du salaire net, tir�e de la baisse de l'imp�t sur le revenu qui est pass� de 42 � 40 PC puis � 38 pc � l'horizon 2010.
L'offre gouvernementale comporte �galement la hausse du quota r�serv� aux fonctionnaires dans le cadre de la promotion interne. Ce quota a �t� port� de 22 � 25 pc.
Pour ce qui est des allocations familiales, leur montant est pass� de 150 � 200 dh pour les trois premiers enfants. Elles ont �t� aussi g�n�ralis�es pour la premi�re fois aux ouvriers agricoles. Le seuil minimum des pensions, quant � lui, est pass� � 600 dh � partir de 2009.
Ces mesures prises par l'ex�cutif ont profit� �galement aux salari�s du secteur priv� qui ont b�n�fici� en plus d'une hausse du SMIG de 10 pc.
C'est dire que le Gouvernement voit en l'institutionnalisation du dialogue social un m�canisme d�mocratique pour le traitement des probl�mes sociaux qui se posent, comme le prouve la tenue actuellement de deux rounds de n�gociation par an au lieu d'un seul auparavant.
Cette orientation, selon le Gouvernement, sera consolid�e avec la cr�ation du Conseil �conomique et social. L'objectif �tant de faire en sorte que les diff�rents acteurs contribuent, dans un cadre institutionnel, � proposer des politiques �conomiques et sociales et � consacrer une instance durable pour un dialogue social responsable.
C'est dire �galement que la classe ouvri�re porte, � l'occasion du 1er Mai, un vif int�r�t au projet du Code de la route dont les discussions ont �t� suspendues � la Chambre des Conseillers, suite � la gr�ve observ�e en avril courant par des centrales syndicales et des associations professionnelles dans le secteur du transport routier.
Plusieurs observateurs s'attendent � ce que les d�bats de la classe laborieuse portent �galement sur les retomb�es de la crise financi�re et �conomique internationale sur certains secteurs productifs nationaux, tels le textile, l'industrie de l'automobile et le tourisme, qui emploient un grand nombre d'ouvriers.
Par Brahim Benhammou Rabat