Apr�s le Scandale des fuites aux �preuves du baccalaur�at
www.zizvalley.com | Le 01 / 07 / 2006 à 22:00 | Dans Soci�t�

Sauvons le mythique dipl�me du Baccalaur�at

Notre syst�me d'enseignement vaut ce qu'il vaut : il a du bon et du moins bon, il y a meilleur et pire.Les enseignements qui constituent la pi�ce ma�tresse de l'�difice, assument leur mission avec s�rieux et abn�gation m�me si, pour un certain nombre d'entre eux les conditions de vie et de travail sont difficiles. 

Ces enseignants qui forment les unit�s d'�lite dans la bataille pour le d�veloppement, ne sont jamais consult�s comme il se doit pour apporter leur contribution n�cessaire � l'am�lioration de l'enseignement. 

Etre aux commandes d'un super minist�re groupant l'�ducation nationale, l'enseignement sup�rieur, la recherche scientifique et la jeunesse (excusez du peu) ce n'est point une sin�cure et ceci explique peut-�tre cela. 

Sur un ton doctoral qui sied � un professeur universitaire, le ministre de l'�ducation nationale a r�pondu aux questions de membres de la chambre des repr�sentants lors de la s�ance du 21 juin concernant les graves dysfonctionnements qui ont entach� le d�roulement des �preuves du baccalaur�at. 

Nous partageons le point de vue du ministre lorsqu'il dit que la pr�occupation de tous doit �tre l'�l�ve en g�n�ral et les candidats au baccalaur�at en particulier puisque cet examen national rev�t une grande importance du fait qu'il constitue l'�tape n�cessaire � l'acc�s aux �tudes sup�rieures. 

Mais nous ne partageons pas sa prise de position qui tend � minimiser l'ampleur de la divulgation de certains sujets qu'il a circonscrit � deux �tablissements alors que les faits sont autres. A-t-il �t� mal renseign� ? C'est probablement le cas. 

Un ministre qui a en charge une administration �norme, un mammouth comme a d�crit l'�ducation nationale un ministre fran�ais, n'est pas directement responsable des dysfonctionnements d'une acad�mie r�gionale. Alors pourquoi tenter de minimiser l'ampleur d'un ph�nom�ne car une fuite de sujets du baccalaur�at, est d�j� en soi un probl�me tr�s grave dont il faut tirer les le�ons pour prendre toutes les mesures n�cessaires pour que cela ne se reproduise plus � l'avenir. 

Ce qu'il est urgent de faire maintenant, c'est de rassurer les nouveaux bacheliers et leurs familles quant � la valeur du dipl�me de 2006 sur le plan national et pour ce qui est des pays qui accueillent traditionnellement des bacheliers marocains d�sireux d'y effectuer des �tudes sup�rieures. 

Cette habitude qu'ont un certain nombre de responsables de tenter de masquer le soleil avec un tamis est tr�s mal per�ue par l'opinion publique et n'est pas sans affecter la cr�dibilit� de l'administration. 

Par ailleurs, la tricherie et le �copiage� sont devenus monnaie courante dans nos concours et nos examens et, lorsqu'il est officiellement annonc� � l'opinion publique que le nombre de tentatives av�r�es de � copiage � est infime, cela est oppos� � la r�alit� v�cue par les enseignements charg�s de la surveillance du d�roulement des �preuves. 

S'il existe des petits g�nies de la piraterie informatique, un certain nombre de candidats au bac font, eux aussi, preuve d'une grande ing�niosit� dans la confection de documents miniaturis�s qu'ils comptent utiliser. Pour �viter d'�ventuels incidents, la plupart des tentatives de �copiage� ne sont pas sanctionn�es et ne font donc pas l'objet de proc�s-verbaux. 

L'administration de l'�ducation nationale et les enseignants pourraient organiser des campagnes pour sensibiliser les candidats sur les cons�quences nuisibles du �copiage� pour eux m�me et pour la cr�dibilit� du dipl�me. 

Pourquoi ne pas int�grer dans certaines mati�res litt�raires quelques cours de sensibilisation sur les m�faits du �copiage�. 

Quels que soient les �v�nements, il y a toujours un lendemain, il faut penser � l'avenir et tout mettre en �uvre pour pr�server la cr�dibilit� des dipl�mes en g�n�ral et de celui du mythique baccalaur�at en particulier. 

Pourquoi, par exemple, ne pas utiliser un grand b�timent transform� en bunker pour proc�der, au niveau central, au tirage des sujets des mati�res nationales et les distribuer par fourgons blind�s sous �troite surveillance aux acad�mies � quelques jours du d�but des �preuves, lesquels sujets scell�s seront entrepos�s dans des armoires blind�es dans les acad�mies jusqu'au moment de leur distribution aux centres d'examen,
L'on pourra diminuer ainsi sensiblement les risques de dysfonctionnement qu'a connus le d�roulement des �preuves du baccalaur�at 2006 et redonner au �Bachot� ses lettres de noblesse. 

Toutes nos f�licitations aux bacheli�res et au bacheliers de la cuv�e 2006 et nos v�ux de succ�s pour les candidats appel�s � subir les �preuves de la session de rattrapage.

Abou Kamal   albayane.ma