Ouverture de la 14e rencontre Sijilmassa du melhoun � Errachidia
www.zizvalley.com | Le 31 / 05 / 2008 à 22:00 | Dans Art & Culture

La 14e �dition du Festival national Sijilmassa du melhoun, initi� par le minist�re de la Culture en partenariat avec la province d'Errachidia, s'est ouverte, vendredi soir � Errachidia, par l'organisation d'une soir�e riche en couleurs. 
  
La soir�e a permis aux f�rus de cet art sublime et raffin� de renouer avec sa culture et de red�couvrir la richesse du patrimoine artistique que le Tafilalet, berceau du melhoun, rec�le parmi ses oasis verdoyantes, ses dunes errantes et ses palmeraies paradisiaques.

La troupe "Al Walae Al filali", "Al Asala de Mekn�s" et "Haj Omar Berri de Tarudant" ont gratifi� le public par des qsidas riches en m�taphores recherch�es alliant le beau � l'agr�able et le sublime au fantastique.

Les prestations de jeunes talents du melhoun ont suscit� les applaudissements nourris de l'assistance, en signe de reconnaissance � cette nouvelle g�n�ration qui a choisi de suivre la voie trac�e par les anc�tres et � assurer la p�rennit� de cet art qui constitue, de l'avis des chercheurs, "le diwan des Marocains".

Un vibrant hommage a �t� rendu, � cette occasion, au po�te Sidi Mohamed Laanaya, qui compte � son actif plusieurs qsidas du madih, Ghazal, histoire, achaqi. La soir�e d'ouverture de la 14e rencontre Sijilmassa du melhoun a �t� marqu�e par la pr�sence notamment du gouverneur de la province d'Errachidia, Abdellah Amimi et du directeur des arts au minist�re de la Culture.

Le programme de cette �dition, organis�e du 30 mai au 1 juin � Errachidia, Rissani et Erfoud , a concoct� pour le public une s�lection des meilleures troupes de Mekn�s, Erfoud, F�s, Safi, Azemmour, Sal�, Errachidia et Taroudant.

Une conf�rence sur "le Melhoun dans la civilisation marocaine", anim�e par Abdelilah Laghzaoui et Salem Abdessadeq est �galement au programme de cette activit� culturelle qui ambitionne de consacrer et revaloriser l'art du melhoun.

Le centre premier du melhoun est, de l'avis des sp�cialistes, la r�gion du Tafilalet. De l� sont issus les t�nors, les grands po�tes qui, en �migrant vers les grandes villes du Maroc, ont permis au melhoun de rayonner et de se d�velopper avec le soutien d'un corps d'artisans et de m�tiers d'art mais aussi avec le contact des arts citadins.

La rencontre du melhoun avec le "zajal" andalou, le "mouwashah" et la po�sie classique le fait progresser peu � peu : il d�veloppe de nouveaux th�mes, de nouveaux m�tres et rythmes et une versification savante et riche. La langue du melhoun a investi le champ de l'ornementation et du vocabulaire recherche. 
   
  Par MAP