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D�mant�lement du r�seau Belliraj, Le minist�re de l�Int�rieur annonce la saisie d�importants lots d�armes et de munitions
www.zizvalley.com | Le 20 / 02 / 2008 à 23:00 | Dans Divers

* 11 fusils munis de leurs chargeurs et d�un silencieux * 7 pistolets mitrailleurs dot�s de 10 chargeurs * 16 pistolets automatiques dot�s de 19 chargeurs et de 5 silencieux * un lot de munitions de diff�rents calibres * des m�ches et d�tonateurs * des a�rosols paralysant et cagoules

Les sources de financement : Braquages, recels, contributions directes et blanchiment de capitaux dans des projets touristiques, immobiliers et commerciaux

Dissolution du parti "Al Badil Al Hadari"

L�enqu�te parle de liens avec la Chabiba Islamiya (MJIM), le mouvement r�volutionnaire islamique marocain (MRIM), Harakat Al Mujahidin Fi Al Maghrib, Al Haraka Min Ajli Al Umma et "Al Badil Al Hadari"

Le ministre de l�Int�rieur, M. Chakib Benmoussa, devait tenir hier, en fin d�apr�s midi, une conf�rence de presse pour apporter la lumi�re sur la cellule terroriste "Belliraj", �� soubassement jihadiste�, qui vient d��tre d�mantel�e par les services de s�curit�. Cette affaire qui a retenti comme un coup de tonnerre du fait de l�implication pr�sum�e d�hommes politiques et de l�extr�me gravit�, annonc�e par les pouvoirs publics, des projets du r�seau qui "vise � porter atteinte � la stabilit� du pays, � la s�curit� et � la vie des citoyens innocents", n�a pas manqu� de faire couler beaucoup d�encre et de susciter plusieurs commentaires d�s la premi�re annonce laconique faite par le biais de la MAP. Il est clair que nous ne sommes encore qu�au d�but d�une affaire qui ne manquera pas de conna�tre des rebondissements et qui risque m�me de prendre des proportions insoup�onn�es.

Au stade o� en sont les choses, nous nous r�servons d��mettre le moindre commentaire par souci d�ontologique et �tique. L�affaire parait trop s�rieuse et l�absence, jusque l�, d��l�ments d�information pr�cis sur la nature des accusations port�es contre les et les autres, ne nous permet pas de prendre une position tranch�e.

En attendant, deux informations majeurs ont marqu� hier l�actualit� sur cette affaire. La premi�re est l�annonce par le minist�re de l�Int�rieur de la saisie d�importants lots d�armes et de munitions, d�artifices pyrotechniques, ainsi que des articles qui devaient servir � garantir l�anonymat des auteurs des crimes planifi�s. La seconde information n�est autre que l�annonce de la dissolution du parti "Al Badil Al Hadari". �Compte tenu des liens av�r�s entre ce r�seau et la cr�ation m�me du parti "Al Badil Al Hadari", ainsi que des indices graves quant � l�implication de ses principaux dirigeants, le Premier Ministre a d�cr�t� la dissolution du parti +Al Badil Al Hadari+, conform�ment aux dispositions de l�article 57 de la loi relative aux partis politiques�, lit-on en effet dans un communiqu� de la Primature rendu public hier.

Dans son communiqu� relatif � la saisie des armes, le minist�re de l�Int�rieur pr�cise que des perquisitions ont �t� effectu�es dans les domiciles et locaux o� r�sidaient ou travaillaient les personnes arr�t�es, permettant la d�couverte, notamment � Casablanca et Nador d�un arsenal d�armes et de munitions qui se r�parti comme suit :

 9 fusils kalachnikovs munis de leurs chargeurs.

 2 fusils-mitrailleurs de marque "UZI" dot�s de 6 chargeurs et d�un silencieux.

 7 pistolets mitrailleurs de marque "SKORPIO", dot�s de 10 chargeurs.
 16 pistolets automatiques (de diff�rentes marques et calibres), dot�s de 19 chargeurs et de 5 silencieux.

 Un lot de munitions de diff�rents calibres.

 Des m�ches et d�tonateurs.

 Des a�rosols paralysant et cagoules.

Selon la m�me source, les investigations men�es par la police judiciaire ont permis de d�terminer l�origine du financement du r�seau "Belliraj", qui provient principalement de braquages, de recels et de contributions directes de membres de la structure terroriste.

Dans ce cadre, ajoute le communiqu�, le braquage r�alis� en 2000, du si�ge central de "BRINKS" au Luxembourg, par un membre du r�seau "Belliraj", avec la complicit� de truands europ�ens, dont le butin a �t� d�une valeur de 17,5 millions d�euros, a permis � cette structure d�introduire au Maroc, en 2001, l��quivalent d�un montant de 30 millions de dirhams. Ces fonds ont �t� investis, aux fins de leur blanchiment, dans des projets touristiques, immobiliers et commerciaux, dans plusieurs villes du Maroc. Ces investissements devaient servir au financement du r�seau. Les biens immobiliers acquis devant servir de refuge aux terroristes, indique le communiqu�.

Les recels ont port� sur des bijoux vol�s en Belgique, qui ont �t�, ensuite, introduits au Maroc et transform�s en lingots, par l�interm�diaire d�un membre de la structure terroriste, orf�vre de profession, pour �tre revendus, pr�cise le minist�re.

Les r�sultats de l�enqu�te ont fait appara�tre que les personnes impliqu�es dans le r�seau "Belliraj" ont des liens av�r�s avec la Chabiba Islamiya (MJIM), le mouvement r�volutionnaire islamique marocain (MRIM), Harakat Al Mujahidin Fi Al Maghrib, Al Haraka Min Ajli Al Umma (tous non reconnus) et "Al Badil Al Hadari", parti politique, ajoute la m�me source.

En raison des liens �vidents des dirigeants de "Al Badil Al Hadari" avec le r�seau terroriste, le Premier ministre a d�cr�t� la dissolution de ce parti, en application des dispositions de l�article 57 de la loi n 36-04 relative aux partis politiques, indique le communiqu�.

Rappelons que l�enqu�te diligent�e a permis d�identifier et d�arr�ter les principaux membres actifs du r�seau. 32 d�entre eux (voire liste ci-contre), ont �t� plac�s en garde � vue.

Dans ce cadre, la police judiciaire a proc�d�, sur la base des �l�ments recueillis, � l�arrestation de Mohamed Amine Ragala et Mustapha Moatassim du parti �Al Badil Al Hadari� et Mohamed Merouani du parti non reconnu �Al Oumma�. De m�me qu�il a �t� proc�d� � l�interpellation d�un officier de police principal pour �non respect du secret professionnel�. Il s�agit de Hicham Griouani, en fonction au port maritime de Casablanca, indique un communiqu� de la DGSN.

Abdelhafid Sriti, journaliste, correspondant de la cha�ne Al Manar et Alaa Badella Ma-El Ainin, membre du PJD figurent �galement parmi les personnes arr�t�es.

lopinion.ma

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