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Ecosyst�mes montagneux : Imilchil-Am�lagou dans le patrimoine mondial
www.zizvalley.com | Le 18 / 01 / 2011 à 00:36 | Dans Divers
Identifier des syst�mes agricoles uniques dans le monde pour les conserver, tel est le principal objectif du projet Syst�me ing�nieux du patrimoine agricole mondial (SIPAM), con�u par l�Iranien Parviz Koohafkan, directeur de la division terre et eau � l�Organisation des Nations unies pour l�alimentation et l�agriculture (FAO). Plus de 200 sites ont �t� identifi�s dans le monde. Aujourd�hui, la FAO r�alise des exp�riences pilotes dans certains pays : Alg�rie, Tunisie, Tanzanie, Chili, P�rou, Philippines et Chine. � A l�instar du programme patrimoine mondial de l�humanit� r�alis� par l�Organisation des Nations unies pour l��ducation, la science et la culture (Unesco), la FAO a lanc� un programme similaire : le SIPAM. Nous souhaitons que le site Imilchil-Am�lagou soit class� parmi ces sites �, a lanc� Jean Gault, expert � la FAO, lors de l�atelier participatif, organis� derni�rement � Imilchil.

Une r�union pour soutenir la candidature de ce site au SIPAM. Un projet financ� par le Fonds international de d�veloppement agricole (FIDA) et le Fonds pour l�environnement mondial (GEF). Lors de cette rencontre organis�e par l�Institut national de la recherche agronomique (INRA) et la FAO, en collaboration avec l�Office r�gional de la mise en valeur agricole de Tafilalet (ORMVAT) et l�association Adrar, les diff�rents intervenants ont bien expliqu� aux habitants qu�il existe trois conditions pour r�ussir une candidature au SIPAM. Il faut que le site s�lectionn� poss�de une biodiversit� menac�e, un savoir-faire et une volont� farouche des populations � vouloir le conserver. � Vous devez nous convaincre que votre r�gion m�rite d��tre class�e parmi les sites mondiaux SIPAM. Sans votre consentement, nous ne pourrons rien faire �, a lanc� Said Saidi, chef du d�partement de l�am�lioration et de la conservation des ressources g�n�tiques � l�Institut national de la recherche agronomique (INRA) � Rabat.

Apr�s les discours, les participants se sont constitu�s en plusieurs groupes (agro-biodiversit� et diversit� associ�e, ressources en eau et terres, savoir et savoir-faire traditionnels, activit�s g�n�ratrices de revenus pour les femmes et tourisme durable), pour r�pertorier des actions de courte dur�e et qui auront un impact sur la population. � Il faut identifier des actions pilotes concr�tes sur lesquelles nous pouvons b�tir notre dossier. Il faut commencer par exemple par reboiser pour ne pas continuer � perdre le sol et par la suite l�agriculture. Les actions doivent �tre courtes et accompagn�es d�un impact sur la population. Nous devons faire vite, car nous allons soumettre � la FAO la candidature de votre site au SIPAM vers le mois de juin prochain �, a soulign� le Tunisien Noureddine Nasr, cadre du bureau r�gional de la FAO en Afrique du Nord.

Apr�s avoir enregistr� les diff�rentes actions de sauvegarde de la biodiversit� telle que le bl� dur � Ilks �, la truite de l�Atlas, l�abeille jaune, il a �t� aussi propos� de r�habiliter le droit coutumier via notamment la gestion traditionnelle des parcours (Agdal). Pour que ce droit coutumier soit dissuasif, les participants ont appel� les pouvoirs publics � renforcer le r�le de l�assembl�e villageoise.

D�autres actions sont pr�vues pour la sauvegarde du patrimoine immat�riel (recettes culinaires, outillage agricole, etc.) qui est menac� de disparition. � Il faut inventorier le patrimoine immat�riel et le transcrire avant sa disparition. Il y a quelques jours, nous avons perdu un grand po�te amazigh �, explique Hrou Aboucharif de l�association Adrar. Les participants ont aussi propos� d�entamer une d�marche pr�paratoire pour enregistrer le Moussem Imilchil en tant que patrimoine mondial de l�Unesco.

Ambiances bioclimatiques La zone Imilchil�Imiter est situ�e sur deux bassins versants, respectivement de Ziz et Ghris, dans la partie montagneuse relevant des provinces de Midelt et d�Errachidia. Cette r�gion fait partie de l�ensemble agro-�cologique du Haut Atlas oriental. Elle est d�une altitude sup�rieure variant entre 1.400 et 2.400 m et concern�e par des ambiances bioclimatiques semi-aride et subhumide � hiver froid � tr�s froid, avec des chutes de neige et une pluviom�trie de l�ordre de 250 � 300 mm/an. L��t� est chaud au cours duquel quelques chutes de pluies surviennent souvent sous forme d�orages. Les caract�res du relief, combin�s � ceux du climat, expliquent la localisation et la faible extension des terres agricoles de type oasien. La diversit� du relief se manifeste dans la diversit� des formations v�g�tales (for�t, steppes ligneuses, etc.), dans celle des �cosyst�mes et des habitats (prairies, cultures, boisements, parcours, escarpements, mares et lacs, hautes montagnes, plateaux arides, hauts plateaux et froids, gorges profondes, grottes, etc.), et dans la diversit� biologique.

Par Rachid Tarik | LE MATIN
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