Nul ne peut �chapper � l��motion que suscite la jaunissure des photos .Nul ne peut, en l�occurrence, demeurer indiff�rent face � ce document que, personnellement, je regarde avec beaucoup d�humilit�. Une humilit� m�l�e � un certain respect que je dois � l�histoire et, du reste, � la g�ographie de ma ville.
Cette archive se pr�sente sous une infinit� de facettes. Mais, pour �tre bref, je me contenterai de souligner l�aspect sobre et serein de ce qu��tait Ksar-es-Souk (alias Er-Rachidia).
Ce qui, d�embl�e, a attir� mon attention, c�est l�absence de v�hicules. Et je parie mon soleil, que c�est de jour que la photo a �t� prise. Pas de v�hicules, donc pas de bruit, pas de pollution. Si vous voulez en savoir plus, faites la m�me vue aujourd�hui- m�me, � midi, superposez les deux �poques, proc�dez � une soustraction et ne vous �tonnez pas s�il vous reste de la migraine, de la migraine et puis de la migraine�
Je n�ai pas l��ge de cette photo mais, au cours des ann�es soixante et soixante-dix, j�ai eu mon lot de bonheur : c��tait du temps o� mes amis et moi, on s�amusait, � compter les v�hicules qui passaient dans l�unique boulevard de la ville .Et, figurez-vous, en une journ�e, on en d�nombrait en tout et pour tout, quatre ou cinq. Et encore ! Il fut un automobiliste turbulent qui faussait nos calculs par ses interminables va -et -vient .Ce qui ,d�ailleurs ,lui a valu le surnom de Kobalsky, allusion faite au h�ros d�un film qui ,durant toute la s�ance n�est pas descendu de sa voiture . Le pauvre ! Il devait s�ennuyer dans un coin o� il n�avait pas choisi de vivre ! Car, � voir sa grosse voiture, il n��tait pas d�ici. Il ne pouvait pas se faire � la petitesse de la ville. Tout comme en ce moment m�me, certains de mes lecteurs (ceux qui se d�lectent � voir grossir leur cit�), peuvent me trouver un petit chouia plouc et ringard. Tant pis ! Cela n�att�nuera en rien ma l�gitime nostalgie et ne m�emp�chera pas d�aller de temps en temps me recueillir � Merzouga.
Sign� Lahcen FASKA
pour zizvalley.com