LA LETTRE D' UN SUICIDE
www.zizvalley.com | Le 13 / 02 / 2012 à 20:27 | Dans Cr�ations Litt�raires
Par une matin�e printani�re, � l'or�e d'une foret pleine de fleurs multicolores, gisait le cadavre d'un jeune homme au visage gai ou figeait encore l'esquisse d'un long sourire , les doigts crisp�s sur une enveloppe contenant une lettre dont voici le contenu.
(" Quand vous serez en train de lire cette missive, j' aurai �t� d�j� dans l'autre monde, alors d'aucuns laisseront libre cours aux multiples interpr�tations.
Les uns diront que je suis un malade mental ; d'autres me qualifieront d'alcoolique ; les troisi�mes avanceront qu'il ne s'agissait pas d'un suicide mais d'un homicide dont il faut ouvrir une enquete afin d'en d�couvrir l'auteur etc...
Sachez Messieurs qu' en r�digeant ces lignes, j'�tais en pleine capacit� de toutes mes facult�s mentales et que toutes vos proph�ties s'av�rent fausses car c'est un pur suicide bien pr�m�dit� dont "je" suis l'unique responsable.( "je" implique ici toute cette mosaique complexe constitu�e de diverses instances psychologiques: le Ca, le Sur-moi, le Moi etc...auxquelles vient s'ajouter, un v�cu infernal.)
En effet, j'ai beau refl�chir avant de commettre ce crime qui est, pourtant pour moi, l'unique issue pour m' �chapper aux tortures internes qui d�chirent mes tr�fonds : tortures dont personne ne peut d�terminer exactement les causes latentes et que ni Freud ni sa fille Anna ni les grands pionniers en psychanalyse ne peuvent, malheureusement, pas soulager.
Tout compte fait, je suis convaincu que ma vie ne vaut pas la peine d'etre v�cue. Par cons�quent, j'ai d�cid� de mettre fin � mes jours en choisissant parmi un menu intitul�:" L'art de se suicider" le moyen susceptible de me procurer un brin de bonheur dans mon malheur ne serait-ce qu'une seule fois dans la vie ......
Quand je me rendus compte que je vins de commettre un grand p�ch�, je combattais � maintes reprises, la mort qui commen�a � s'emparer de moi mais en vain :il �tait d�j� trop tard !
C' est � ce moment l� que je fus d�cid� d' �crire en agonisant, les mains tremblantes ce testament.
Je ne veux pas clore ces lignes sans exprimer mon ultime volont� concernant deux points importants:
-1) Je donne mon accord irr�versible et mon consentement de pr�lever mes propres organes : reins, c�ur, yeux etc...pour les octroyer aux malades d�munis.
- 2) Que les pessimistes comme moi sachent que le bonheur n'est pas loin d'eux ; il suffit d'avoir une grande foi en Dieu et se contenter de ce qu'is ont et de ce qu'ils sont .")

RASSAM M'HAMED
ERFOUD