zizvalley errachidia
Sites Historiques dans la province d'Errachidia
Publié Le 07 / 02 / 2008 à 23:00 | Dans Culture | 4080 Lectures | E-mail Article | Imprimer Article

Sijilmassa:

Plus connue par les écrits des historiens et les contes des voyageurs que par le peu de vestiges qui en subsistent, la cité médiévale de Sijilmassa aura perpétue son souvenir en troquant la masse physique des monuments contre un ascendant immatériel de documents, dont voici un florilège:

"La dynastie de béni medrar régna dans sijilmassa pendant l'espace de 160 ans. Aboulkacem al Miknassi possédait des troupeaux qu'il faisait très souvent paître sur le terrain qui devint plus tard l'emplacement de sijilmassa, quelques Sufrites  (kharijites ) vinrent se joindre à lui ; Mais dés qu'ils furent au nombre 40, ils prirent pour chef Issa Ben Mazid al Aswad alors, ils se mirent à bâtir la ville de sijilmassa " ( Al Bakri).

         

-Ibn Hawkal : " Mais, plus tard, des tempêtes ont ravagé les caravanes et les voyageurs ; en outre les ennemis les ont attaqués plusieurs fois de sorte qu'on a abandonné cette route (la voie directe entre le Caire et le royaume du Ghana ) pour prendre désormais celle de sijilmassa ". Sous le règne du sultan égyptien Ahmed ben Toulon, les caravanes ne traversant plus le Sahara en diagonale, optèrent pour les routes plus favorables du Maghreb ou sijilmassa s'avérait incontournable.


"Sijilmassa est située sur une rivière formée par la réunion de plusieurs ruisseaux. a peu de distance, ce courant d'eau se partage en deux branches, dont l'une passe à l'orient et l'autre à l'occident de la ville " ( Al Bakri)

Léon l'africain, qui avait séjourné dans la région raconte que sijilmassa était entouré des remparts ou étaient percées plusieurs portes et que " sa grande rue était longue d'une demi-journée de marche, que chacune de ses maisons était entourée d'un jardin et d'un verger, qu'elle possédait de prestigieuses mosquées et Médersas de renommée ".

" Il suffit d'ensemencer une fois les terres autour de sijilmassa pour avoir des récoltes pendant trois ans consécutifs.  Cela tient à la chaleur extraordinaire qui règne dans ce pays. Lors de la récolte, les grains sont secs et une partie tombe dans les crevasses, dont le sol est sillonné et commence à pousser ; aussi la seconde et la troisième année l'on se borne à labourer la terre sans l'avoir ensemencée " ( Al Bakri ).

" Cette province de Tafilalt est étendue et grande ; Elle comporte plusieurs gouvernants et est de plus d'une utilité. C'est des bases principales de cette région du Maghreb. Jadis, elle avait été le chef -lieu d'une principauté d'ou partaient les ordres et les interdits. Les missions principales y étaient expédiées et les gouverneurs y étaient désignés, qui partaient vers différents arrondissements du Maghreb (...) Outre ce qu'elle contient en unité, profits et autres bénéfices, elle est la terre de nos ancêtres, que dieu ait leur âme, et leur partie " ( extrait d'une lettre de Moulay Ismail à son fils al Mamoun).