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Mondial 2006: la France se contente d'un nul face à la Suisse
Publié Le 12 / 06 / 2006 à 22:00 | Dans Sport | 1118 Lectures | E-mail Article | Imprimer Article

STUTTGART (AFP) - L'équipe de France, malgré son statut de tête de série, sait qu'elle n'a aucun respect à attendre dans son groupe G du Mondial-2006 de football après avoir dû se contenter d'un 0-0 logique contre une équipe de Suisse que les Bleus n'arrivent décidément plus à battre.


Avec un Zidane en forme mais un Ribéry impressionné pour sa première titularisation, les Bleus, qui ont tangué en début de seconde période avant de finir fort, ont eu les occasions mais pas le tranchant.

Et sans un Barthez décisif sur une tête de Gygax (67) et sauvé par son poteau (24), ils auraient pu connaître une entame aussi désastreuse qu'au Mondial-2002, le souvenir que Zidane and co entendent gommer en Allemagne.


En gaspillant déjà deux points face aux Suisses, comme pendant les qualifications (0-0 au Stade de France, 1-1 au Stade de Suisse), les Bleus ont mal débuté leur reconquête. Ils n'auront plus le droit à l'erreur contre la Corée du Sud, dimanche à Leipzig.


"Cela devient une habitude avec les Suisses, a commenté Raymond Domenech. Il nous a manqué de concrétiser pour faire la différence. On reste à 0-0. Tout était à faire sur trois matches, maintenant, ce sera sur deux."


Le sélectionneur, mettant les hésitations de ses attaquants sur le compte d'une pelouse trop sèche pour permettre le jeu rapide, reste optimiste: "Plus que les problèmes offensifs, ce sont les points qui comptent. On sait que le prochain match devient pratiquement un match couperet. Il faudra marquer."

Les poteaux, qui étaient contre les Bleus en 2002, ont au moins été avec eux cette fois sur la meilleure occasion suisse: sur un coup franc tiré par Barnetta que ni Senderos ni Frei, couverts par Thuram, ne parvenaient à prolonger, le ballon heurtait le montant gauche de Barthez avant de revenir sur Frei qui, en déséquilibre, mettait au-dessus (24e)!


En première période, les Français ont toutefois globalement davantage tiré au but mais hésitaient trop dans la surface. Sur un tir de Henry (37), ils auraient toutefois peut-être pu obtenir un penalty après la main - involontaire mais bras décollé du corps - de Patrick Müller. "Il y a penalty", pestait Henry en quittant le stade.


Le gardien suisse Zuberbühler, qui avait vu passer au-dessus de sa barre la tête de Henry (6) et le tir de Ribéry (31), n'a eu à intervenir en tout et pour tout sur trois tirs peu appuyés de Henry (32, 39, 45), celui qui avait manqué sur blessure les deux matches de qualifications contre les Suisses.


Zidane, lui, n'a pas fait ses 33 ans pendant cette première période malgré la chaleur, montrant beaucoup d'allant.


La température très élevée sur Stuttgart n'annonçait toutefois pas forcément du bon pour les Français, à la moyenne d'âge canonique si on la compare à la jeunesse suisse, en seconde période. On voyait ainsi Wiltord, décevant, être repris par Senderos (59), et le ballon revenir avec insistance dans le camp français.


Barnetta semait la panique dans la défense française (62), Barthez sortait les poings sur un coup de Magnien (65) puis le grand jeu sur une tête de Gygax (67), oublié au second poteau. Les Bleus tiraient la langue et Ribéry, inexistant en seconde période, laissait sa place à Saha (70).


L'équipe de France terminait toutefois beaucoup mieux, avec des entrées en jeu intéressantes de l'attaquant de Manchester United mais aussi de Dhorasoo. Le milieu du Paris SG se procurait d'ailleurs la dernière occasion française, mais sa frappe tendue frôlait le poteau (90).


Les Suisses, soulagés, pouvaient s'en aller célébrer ce 0-0 comme une victoire devant leurs très nombreux supporteurs. Les voilà outsiders et, de l'aveu de leur sélectionneur Köbi Kuhn, "satisfaits".

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