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Erfoud : « Au dessous de zéro », un condensé théâtral d’un pan de l’histoire irakienne
Publié Le 04 / 04 / 2010 à 17:39 | Dans Art & Culture | 1388 Lectures | E-mail Article | Imprimer Article
En moins d’une heure, la troupe nationale irakienne du théâtre a tout dit. Sa pièce « Au dessous de zéro » (tahta ssifr), donnée en représentation, samedi à Erfoud, n’est autre qu’un condensé théâtral de toute une histoire.

Deux personnages appartenant à deux générations (un jeune et un vieux) présentent dans un humour noir, la situation qui prévaut en Irak depuis l’invasion américaine en 2002, avec toutes ses retombées sur les plans culturel, intellectuel et humain.

Ecrite et mise en scène par Mohamed Imad, la pièce commence et s’achève sur un support parallèle, en l’occurrence une bande vidéo présentant sous forme de document, un mur qui fait allusion à ces rideaux de béton qui séparent les quartiers de Bagdad, avec des fils de barbelés, exprimant ce sentiment d’enfermement.

Dans cette ville, la vie semble redémarrer de mois de zéro, et le théâtre reste un outil qui reflète cette naissance qui tourne le dos au passé et épouse ainsi une lueur d’espoir, une quête de paix et une ouverture à un monde épris d’amour et de fraternité.

« A travers cette pièce, nous avons voulu être un peu objectif, en critiquant le passé et le présent, mais nous avons triomphé au peuple irakien, en brossant aussi l’avenir auquel il aspire », a déclaré le Yahya Ibrahim, du haut de ses dix ans d’expérience en tant que comédien professionnel.

Forte de deux prix attribués lors du festival international du théâtre au Caire en 2008, cette pièce, considérée telle un ambassadeur culturel d’Irak, se présente tel un appel à l’amour de ce pays, sans slogans ni enthousiasme, a renchéri le comédien irakien.

Grâce à ce travail dramaturgique, le théâtre irakien renoue avec ses anciennes tendances artistiques et renouvelle son énergie pour atteindre l’universalité, puisque « Au dessous de zéro » a été interprétée au Caire, Carthage, Téhéran et d’autres pays encore.

Les représentations théâtrales programmées lors de cette troisième édition de la rencontre internationale d’Erfoud se sont achevées sur une pièce tunisienne intitulée « Prestige Lalla ». Interprétée par la troupe « le fleuve théâtral », cette pièce, mise en scène par Mounir El Omari, traite du phénomène de dislocation familiale.

Durant une heure et dix minutes, les deux protagonistes (une femme et un homme) passent en revue, à travers un dialogue concis et une gestuelle précise, des phénomènes traversant beaucoup de familles et qui sont responsables de leur dislocation.

Mustapha ELOUIZI
MAP

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