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Les troupes folkloriques dans la province d'Errachidia
Publié Le 07 / 02 / 2008 à 23:00 | Dans Culture | 6505 Lectures | E-mail Article | Imprimer Article

 La troupe sijilmassa de l'Malhoune- Erfoud.

La troupe se compose de quatorze personnes. Le" Malhoune" la prose chaudée est considérée comme littérature populaire, et grand réservoir des coutumes et moeurs authentiques marocaines.

La troupe à pour but de sauvegarder le "Malhoune" paroles, musiques, proses, analogies et rythmes. Le"Malhoune" est une musique authentique qui utilise des rythmes musicaux originales.

La troupe "Jrafa"- Commune de jorf.

La troupe folklorique locale de Jorf était fondée depuis le 17 ème siècle de notre ère, loin de toute vocation ethnologique; la troupe ouvre ses bras à toute personne du bled ayant un grand plaisir pour la danse et la musique du genre, toutefois les danses sont multiples: à savoir la danse "Houbi" qui est la même depuis sa création ,et garde toujours sa forme initiale. En outre les paroles des chants de la troupe sont propre à elle, et sont en harmonie avec son environnement géographique, historique et civilisatrice.

La troupe"Houbi- Houbi".

Cette troupe est d'origine de la tribu de "Dwi M'niaa" de Boudnib. Sémiologiquement "Houbi-Houbi" veut dire "Joué- Joué" au féminin puisque le principal personnage dans la danse est une femme.

Les membres de la troupe varient entre six Hommes et une femme et soixante Hommes et dix femmes.

La troupe privée de tous les instruments musicaux, utilise seulement les mains et les pieds dans un ordre bien établi et exceptionnel, le chef de la troupe " Chikh" cible la femme par des paroles d'amour appelées "Hmaia" protection répétés par les hommes petit à petit. En culminant l'extase les femmes se mettent en danse.

-La conclusion de la danse:

Les acclamations par les mains et les battements forts par les pieds s'accentuent  et s'accélèrent durant une demi-heure, pour que la "Hmaia" protection recommence et la danse reprenne ainsi de suite.

-N.B/ Seules les jeunes filles et les divorcées participent à la danse.

Kbala:

Fondée en 1965 dans la tribu "Magaman", elle est constituée de 11 à 16 personne dont six femmes.

-Les danses: AHIDOUSS répétitions poétiques" IZZLAN "danse de AITTA et TAMBOUR et SAHT EL HANNA en plus d' où se déplace une femme et un homme avec un plateau de henné sur la tête et Bandir d'AHWACHE.

-Vêtements:

Les Hommes : "JELLABA" "TURBAN" _"BABOUCHE" _"VETEMENTS BLANC.

Les Femmes:  "TASSABNIETE  TAZOGARTE" c'est un foulard rouge.

                     "IZAR ABIAD "un drap blanc.

                     "QAMISS ABIAD "un costume blanc.

                     "CHERBIL" Babouche des femmes.

La troupe des Aït des Aït Mar-Rad de Goulmima et de Tadigousste.

La légendaire et célèbre troupe folklorique des AIT Mar-rade pratique plusieurs sortes de folklore de type traditionnel et moderne cette troupe se caractérise par une activité vivante et séduisante par ces mouvements folkloriques divers et organisés.

"GNAWA " commune ARAB ESBBAH.

La troupe compte 12 personnes âgés entre 20 et 80 ans, ils exercent l' agriculture et travaillent dans chantiers divers dans la province d'Errachidia et dans d'autre région du pays, la genèse de la troupe "GNAWA" remonte au 17ème siècle,et sa continuète est assurée par la transmission générationnelle : des ancêtres aux fils, d'où la pratique est réservé aux "HARRATINES" les habitants du Sudan appelés localement "AABIDES" les serfs.

"GNAWA" commune de M'daghra.

Habillement: les éléments de la troupe portent des habilles blancs particuliers ils se composent de "darraaia"robe, et de tarbouche rouge,  et turbans avec les fils de laine tordue, et la ceinture à porter par dessus la" Darraaia" robe.

- La présentation de la danse GNAWA.

Des danses populaires et traditionnelles accompagnées des tambours et "QRIBCHE"de fer. Et "GUENBARI"Luth traditionnel, et ces danses sont intercaler par des saluts aux spectateurs et le salut sur le prophète Mohammed.

Aperçu sur la danse "Ahidouss d'Ait Hdiddou".

-Définition:

C'est un ensemble de chants et poésies et de danses accomplis par des hommes et des femmes en même temps et à l'occasion des fêtes.

-Les éléments de la danse:

-La troupe utilise des instruments anciens tel le "Bandir" tambour.., Et les claquements par les mains d'une façon harmonieuse.

-Le plus vieux des hommes prend le commandement de la troupe.

-Les hommes mettent un habillement traditionnel et semblable, et les femmes portent "IJASSMEN AQALOUZ" et "TAHANDIRT" sorte de bonnet de femme triangulaire et couverture brodé de laine.

-La troupe entame sa danse et ses chants dans un même temps.

-Auprès de chaque homme, la femme se tient debout calmement, d'où la troupe se laisse descendre spontanément par terre; puis saute en haut, en chantant et dansant, et les hommes tapent "Les Bandirs".

-Avertissement:
Seules les femmes divorcées et les veuves participent à la danse, c'est pour cela que les éléments de la troupe changent à fur et mesure que la situation de la femme change: tant que la femme n'est pas remarier elle participe à la danse.

Ahidouss d'ait Izdeg.

Ahidouss dont le nombre n'est pas limité, se pratique en sorte de grand cercle; les femmes s'y mettant au centre ou bien des jeunes filles qui portent le voile.

-Habilement:

"Jellaba" "Qachab" robe "Serwal" culotte,"Raza" turban blanche, "N'aail" sandales cuir blanc, quatre à cinq rythme, "Grand Bandir original" .

-La leçon de jouer Ahidouss.

Chacun des participants porte un "Bandir" et pénètre dans le cercle, et tous le monde commence à répéter les poésies durant la nuit jusqu'à ce que le marié soit solliciter à l'intérieur de la maison , ces poésies berbères ne sont que épique et lyrique, où reconnaissance à l'organisateur de la fête etc.

-But: Créer une atmosphère de joie et de gaïtude chez les familles et les gens de la tribu, et permettre aux belles filles et aux hommes de faire de leur savoir-faire dans le cercle de AHIDOUSS.

Ahidouss d'Ait Boudar - Gourrama.

Les membres de la troupe sont au nombre de 10+ 1 et sont tous des hommes.

-Habilement:

"QECHAB" Robe, "Serwal" culotte, "Raza" turban, "N'aail" sandales de couleur rouge et de pur cuir, ceinture rouge brodée de petites pièces qui brilles "Mousoun" et qui passe autour de l'omoplate, et porte un couteau(de guerre) "Koumia".

-Le jeux d'Ahidouss.

Les hommes se mettent en contact par les coudes droits et gauches en une seule ligne, et font des mouvements des pieds levés  en avant parfois à droite et parfois à gauche, en harmonie complète avec le chef de la troupe qui porte le "Bandir" tambour, puis ils se basculent en arrière et en avant en répétons des chants et des cris berbères.

-Le but d'Ahidouss.

-Semer le courage et la virilité au sein du groupe.

-Bâtir la solidarité et l'esprit de la communauté entre les membres de la troupe, en répétant des mots tels: le courage, la générosité, l'esprit du combat.

Avertissement:
On pratique Ahidouss suite à la guerre-aux mariages et aux fêtes.

Troupe Ait Atta à Melaab.

-Les hommes se portent tout droit formant une seule ligne, et les femme en ligne devant eux .

-Chaque danseuse tend sa main droite à celle de danseuse du coté droit et sa main gauche à celle qui se trouve à sa gauche.

-L'un des hommes commence à chanter la poésie et souvent elle est du genre d'amour.

-Le même homme répète lui seul un vers de poésie une seul fois, puis les autres hommes le répètent ensemble, après les chants des hommes et des femmes s'alternent.

-Les Hommes tapent les "dfoufs"sorte des tambours, et avancent lentement vers les femmes, puis reviennent sur leurs pas, pour permettre aux femmes d'accomplir les mêmes mouvements.

Les éléments de la danse.

-La participation à la danse est permise aux deux sexes de la même tribu, pour se reconnaître et conclure des mariages.

-Le nombre de danseurs varie entre 8 et 20, et de même pour les danseuses.

-La femme porte les plus beaux de ses habiles et nuit en dessus  un  drap "IZAR" blanc sa langueur atteint 12 mètres qui contournent le corps de la femme.

-L'homme porte "JELLABA" ou "DRAAIA" robe  blanche et un turban sur la tête.

La fin de la danse.

Tout le monde tourne autour d'une "HALKA" ronde et vaste avec aisance jusqu'à ce que les deux lignes retournent au point du départ, et pour finir la danse l'un des homme pose le tambour par terre.

Avertissement.
La plupart  des danseuses ne sont pas mariées.