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Journée d'étude à Errachidia sur le patrimoine culturel et naturel du Tafilalet
Publié Le 18 / 05 / 2006 à 22:00 | Dans Art & Culture | 1471 Lectures | E-mail Article | Imprimer Article

Errachidia - Une Journée d'étude sur "Le Patrimoine culturel et naturel du Tafilalet : Potentialités et entraves au développement" a été organisé, jeudi à Errachidia, à l'initiative de la Délégation provinciale de la Culture et le Centre d'Etudes et de Recherches Alaouites (Rissani). 


Cette rencontre a été l'occasion pour les participants de remonter loin dans l'histoire millénaire du Tafilalet et d'explorer les pages glorieuses de son patrimoine riche et diversifié. Intervenant dans ce cadre,Lahcen Kabiri, professeur de géologie à la faculté des sciences et techniques d'Errachidia, a mis en exergue les potentialités et les richesses paléontologiques inestimables du Tafilalet.

Animant une conférence sur le thème "Potentialités naturelles des oasis du sud Marocain : cas de Tafilalet",Kabiri a avancé que l'archeoptésis,l'ancêtre de tous les arbres qui date depuis 35 millions d'années se trouvait dans le Tafilalet où l'on peut trouver aussi des traces de glaciations. Pour le conférencier, l'histoire des oasis a commencé avec la constitution du Haut Atlas dans l'ère quaternaire, soulignant que le système de vie dans les oasis était en parfaite phase avec la notion de développement durable que l'on développe actuellement.

Pour sa part,Mohamed Amrani Alaoui, enseignant chercheur, est intervenu sur le thème "ksours du Tafilalet entre rupture et continuité" en focalisant sur les ksours familiaux ou tribaux qui n'ont pas fait l'objet de recherches approfondies de la part des historiens. Il a souligné, dans ce cade, que les ksours du Tafilalet, ces superbes bâtisses en terre, étaient des demeures fortifiées et contrôlaient les oasis,alors que leurs voies d'accès servaient de points de ravitaillement pour les habitants du désert et défendaient les caravanes contre les brigands et les pillards nomades. La construction des ksours obéit à plusieurs règles architecturales. Les murs sont en pisé, mélange de terre et de paille selon un procédé ancien qui isole la chaleur du froid. Le centre de l'habitation est un patio, véritable
puits de lumière pour l'ensemble des habitants du ksar.

Protégés de remparts avec une seule porte d'entrée, les ksours ont été édifiés par des familles de nomades qui, ayant décidé de se sédentariser,recherchèrent une construction plus solide que leur tente de laine pour faire face aux intempéries et aux ennemis, a-t-il expliqué.

Amrani a, par ailleurs, indiqué que les ksours s'inscrivent en parfaite harmonie avec l'architecture et le mode de vie du Tafilalet, appelant dans ce cadre les parties concernées à préserver ce patrimoine et à le valoriser au mieux, notamment dans le domaine touristique.


MAP